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11/05/2010

Réforme des Retraites: le Nouveau Centre pour un régime unique par points et une définition claire de la pénibilité

Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, a été reçu ce lundi 10 mai 2010 par Eric Woerth, Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, dans le cadre des consultations menées sur la réforme des retraites.

A cette occasion, Hervé Morin a rappelé les principes de justice, de responsabilité et de transparence qui doivent guider la future réforme des retraites.

Alors que les ajustements successifs opérés depuis une vingtaine d’années n’ont pas permis d’assurer l’équilibre financier des régimes de retraite, le Nouveau Centre rappelle son attachement traditionnel à une refonte globale et pérenne de notre système de retraites afin de ne pas transférer aux générations futures le poids de nos déficits actuels

Profondément attaché au maintien du principe de retraite par répartition, le Nouveau Centre propose l’instauration d’un système dit du «compte notionnel» inspiré de ce qui existe en Suède.

Ce système, qui suppose l’unification des nombreux régimes existants, permettra de gagner en transparence, en équité et en simplicité. Selon ce nouveau régime, chaque citoyen – qu’il soit salarié, indépendant ou fonctionnaire – disposera d’un compte retraite individualisé et pourra ainsi être informé en temps réel de ses droits à la retraite.
 
Un tel système doit permettre de mieux appréhender la diversité de parcours professionnels devenus de moins en moins linéaires et de mieux tenir compte de la pénibilité du travail. Il devra également s’accompagner d’une politique volontariste s’agissant de l’emploi des seniors.

La réforme globale soutenue par le Nouveau Centre s’inscrit dans une perspective de long terme qui n’empêche pas l’adoption de mesures d’ajustement à court et moyen terme pour faire face aux importants déficits nés de la crise économique.

28/04/2010

La réforme des retraites: un véritable test pour notre démocratie

Les élections régionales tout juste passées, à l'heure où Georges FRECHE commence déjà à renier ses promesses de campagne , notre démocratie va devoir subir un nouveau test.

Ce nouveau test, c'est celui de la réforme des retraites, et, il en dira long, sur la capacité de nos institutions à produire des solutions pérennes sur les grands défis que l'avenir nous pose. Nous sommes cependant en droit d'en douter tant, il semble, depuis 2002, avoir vu se succéder les débats et les mesures pour "garantir" l'avenir de notre système de retraites par répartition.

Or en 2010, le problème se pose exactement dans les mêmes termes qu'en 2002, lorsque François FILLON était ministre du travail et des relations sociales. Il n'y a qu'à voir les pétitions lancées sur le net par "générations sacrifiées" pour mesurer le degré d'angoisse que les jeunes peuvent ressentir en constatant qu'ils cotisent aujourd'hui à un système qui a chaque année de moins en moins de chances, faute de réformes courageuses, d'exister à l'âge où ils pourront en profiter... de quoi vivront-ils alors?

Pourtant, chaque responsable politique à des propositions à faire, et l'idée du débat ne peut être que soutenue par les démocrates que nous sommes. Le Nouveau Centre a d'ailleurs déjà exprimé certaines orientations qu'il estime d'avenir, comme la création d'un régime unique par points qui permettrait une retraite "à la carte", souple et capable de prendre en compte la pénibilité des emplois.

Encore faut-il cependant que tous les représentants du monde politique soient ainsi prêts à jouer le jeu démocratique du débat et de la concertation.

Ce n'est, semble-t-il, pas le cas des socialistes, et de Martine AUBRY en particulier. L'initiatrice de la "courageuse et responsable" (permettez-moi ce trait d'ironie qui sied au propos de la première des socialistes) mesure dite des "35 heures" ne nous a, en effet, pas étonnés, en affirmant disposer de "ses solutions" pour la réforme des retraites, mais nous a profondément "déçus" en préférant ne pas en faire part... voir la vidéo du "Petit Journal"

Une illustration supplémentaire de l'absurdité d'un système politique qui ne vit plus pour faire avancer des idées, mais uniquement pour récupérer la totalité des pouvoirs, remise en jeu tous les cinq ans. Ne pourrait-on pas un jour envisager un système institutionnel qui favorise le dialogue, les propositions, l'objectivité et la recherche du consensus... Ne pourrait-on pas un jour envisager que l'opposition et la majorité puissent se retrouver sur des sujets majeurs, sur leurs points communs plutôt que de chercher à étaler leurs différences,  à rejeter des idées, aussi bonnes soient-elles, uniquement au prétexte de ne pas en être à l'origine?

Espérons que ce débat sur les retraites permettra d'entrevoir quelques espoirs à ce sujet... dans le cas contraire, c'est la mère de toutes les réformes, la réforme institutionnelle, qui deviendra un préalable à toute action politique dans notre pays.