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14/10/2009

Bilan de la première réunion "So Future" dans le Gard

Bonsoir à tous,
 
Un grand merci à ceux, nombreux, qui, parmi vous, ont pu se rendre à cette première réunion pour évoquer le projet régional.
 
Le but de cette première réunion était de vous faire part de mes premières réflexions sur l'orientation générale de notre projet. Vous trouverez ci-joint et ci-dessous, une introduction à la présentation de notre projet, qui, je l'espère vous satisfera. Toutes vos remarques seront les bienvenues.
 
A celles et ceux qui estimeraient que cette orientation est, par trop, écologiste, je leur répondrai: "non, elle est responsable". Pas écologiste, car contrairement aux Verts, nous sommes favorables aux traditions locales, favorables à l'initiative individuelle, confiant en l'homme et en sa capacité à répondre aux défis qui se posent à lui. Contrairement aux Verts, nous pensons que notre pays a besoin d'être réformé en profondeur, et que l'immobilisme et le conservatisme de la gauche en sont les principaux freins. Contrairement aux Verts, notre politique financière, budgétaire, et fiscale, laisse la place au travail plutot qu'à l'assistanat, et la fibre sociale qui est celle des centristes est au service d'une justice humaniste, et non d'une abolition de la valeur "travail".
 
Cependant, comme eux, nous percevons l'urgence de la situation. L'urgence de la réduction de nos gaz à effet de serre, mais aussi l'urgence de notre indépendance énergétique. La France avec Valéry GISCARD D'ESTAING, en a posé les bases, en développant notre énergie nucléaire; celle de Nicolas SARKOZY, avance dans le changement de nos comportements individuels en mettant en place la Taxe Carbone qui fera évoluer en douceur notre système fiscal: d'une fiscalité basée sur notre travail, à une fiscalité basée sur notre consommation d'énergie.
 
Je vous propose de participer à notre deuxième réunion thématique, jeudi 22 octobre à 18h. Elle portera sur la formation professionnelle et l'enseignement supérieur.
 
Encore merci pour votre soutien, et à bientôt.
 
Julien DEVEZE
Chef de file du Nouveau Centre
Région Languedoc-Roussillon

Introduction au Projet Languedoc-Roussillon du Nouveau Centre

PRESENTATION  DU PROJET DU

 NOUVEAU CENTRE POUR LA REGION LANGUEDOC-ROUSSILLON :

 

« Le pessimisme et l’optimisme expriment sous des formes différentes la même capitulation face à l’avenir ; car tous le traitent comme une fatalité et non comme un choix. »

David BROWYER

 

Le Nouveau Centre, l’UDF d’aujourd’hui, est l’héritier d’une tradition centriste attachée à la proximité, au rôle des collectivités locales, et au sens des responsabilités qui doit guider l’action des élus.

 

Attaché à la proximité, car les élus doivent se consacrer pleinement à leurs électeurs, et leur rendre compte tout au long de leur mandat. Sans ce lien direct, la politique est trop abstraite, ou trop idéologique, loin, trop loin des réalités quotidiennes.

 

Attaché aux collectivités territoriales, car nous défendons ardemment le principe de subsidiarité qui pose que les affaires locales sont mieux gérées à proximité du citoyenl que depuis un centre de pouvoir éloigné.

 

Humanisme, décentralisation et « esprit de responsabilité »…

 

En toute logique, c’est parce que notre fibre humaniste nous pousse à avoir confiance en l’homme, en son « sens des responsabilités », pour faire émerger les meilleures solutions du présent et de l’avenir, que nous faisons également confiance aux élus locaux pour gérer au mieux les intérêts de leurs concitoyens.

 

Le Conseil Régional, qui sera renouvelé au mois de mars 2010, est devenu en quelques décennies, un acteur majeur de l’action publique ; en particulier dans les domaines de l’économie, des transports, et de l’aménagement du territoire.

 

Il a donc le devoir d’accompagner le développement de notre région, mais aussi, et surtout, au regard de son rôle moteur et structurant pour l’avenir de son territoire, le devoir de préparer et d’anticiper les évolutions de notre mode de vie.

 

Or, la crise que nous connaissons depuis 2008 mérite des réponses qui ne sont pas conjoncturelles ni superficielles. Elle appelle des réformes systémiques importantes dans un grand nombre de domaines.

 

 

 

Une crise de ressources qui appelle un changement profond

 

Nous entrons à présent dans ce que de nombreux observateurs nomment, « la crise de ressources ». Notre mode de vie, notre économie, ont été basés avant tout sur la croissance, c'est-à-dire l’augmentation de notre « production », et, par extension, celle de notre « consommation ». Cette augmentation infinie de la production, qui voudrait que chaque année, l’on produise plus de biens et de services que l’année précédente pour  vivre « aussi bien », n’est envisageable que dans un monde où nos ressources seraient elles aussi infinies.

 

Parmi ces ressources, celles que nous utilisons principalement sont les énergies dites « fossiles », comme le pétrole ! Non seulement, elles sont responsables de l’effet de serre qui induit le changement climatique  menaçant nos côtes et bouleversant notre météo, mais  son prix a subi des augmentations successives. De nombreux experts, estiment que nous sommes proches du « pic de production mondiale » et que le coût du baril de pétrole pourrait atteindre 300$ dans les toutes prochaines années, avec un prix se fixant durablement entre 150 et 200$.

 

Or, en 2008, il a suffit que le cours du pétrole reste quelques semaines entre 100 et 150$ pour provoquer l’effondrement du système financier mondial.

 

Alors pourquoi continuer à utiliser et à payer toujours plus cher, une ressource dont l’utilisation est néfaste pour notre environnement, et notre santé ?

 

La France a des atouts pour faire évoluer « en douceur » notre économie

 

Dans cette crise, la France a des atouts. Elle a, dès le premier choc pétrolier, dès les années 70, tourné sa production électrique vers des solutions alternatives aux centrales thermiques, en particulier le nucléaire. Aujourd’hui, constatant l’imminence de cette crise majeure de ressources, elle a décidé d’instituer une taxe carbone qui transformera notre fiscalité d’une fiscalité sur le travail, vers une fiscalité sur les ressources, et modifiera ainsi en douceur, nos habitudes et notre économie.

 

Comme toutes les régions, le Languedoc-Roussillon devra repenser son aménagement du territoire, ses transports, son économie, pour proposer au plus grand nombre des solutions alternatives plus économiques en énergie.

 

Mais au-delà de cela, notre région a une double responsabilité en la matière.

 

Le Languedoc-Roussillon a l’avenir devant lui… si on le prépare !

 

Notre littoral, où vivent 70% de la population, est menacé par la montée des eaux, par l’érosion, et par les inondations que nous connaissons de plus en plus souvent. Le changement climatique n’est pas une préoccupation abstraite pour nous. Il a des répercussions directes auxquelles nous devrons nous adapter dans les prochaines décennies.

 

En revanche, nous disposons d’un atout exceptionnel pour être, demain, une région en pointe dans la production d’énergie renouvelable. Il n’y a pas d’autre région française qui bénéficie d’un tel taux d’ensoleillement. Un atout majeur pour la production d’électricité solaire (photovoltaïque ou thermique) qui bénéficierait, en plus, d’une topographie favorable.

 

Seul le Conseil Régional a les cartes en main pour préparer ce changement et faire du Languedoc-Roussillon, une région où l’on se déplace plus facilement ; une région où l’on vit dans un habitat économe en énergie ; une région devenue forte économiquement.

 

Pour cela le programme du Nouveau Centre Languedoc-Roussillon s’axe autour de deux volontés : engager notre région dans l’avenir ; et mieux vivre dès aujourd’hui en harmonisant l’aménagement de notre territoire.