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02/09/2009

Une gestion financière saine et responsable

Présent hier soir à St Cyprien pour soutenir aux côtés d'Hervé MORIN, la candidature de Thierry DEL POSO à l'élection municipale partielle qui suit la triste affaire de la précédente équipe municipale, j'ai été frappé par le sens des responsabilités exprimé dans les discours qui y ont été présentés.

Thierry DEL POSO a en effet, eu des mots très simples pour développer son programme municipal. Un programme proche des préoccupations des cypriannaises et des cypriannais, mais un programme avant tout financé et raisonnable, compte tenu de la dette de la ville, datant pour plus de 70% de sa structure de plus de 20 ans. Un budget jusqu'ici à la capacité d'autofinancement négatif, c'est à dire, que les nouveaux emprunts contractés servent en partie à payer les intérêts de la dette et non à financer de nouveaux investissements.

Au Nouveau Centre, j'ai toujours eu sous les yeux l'exemple d'élus dont la volonté est le maintien d'un équilibre financier responsable, une politique d'emprunt qui ne grève pas l'investissement nécessaire à la vie d'une collectivité, et de ne pas faire porter le poids de ces investissements sur les épaules des prochaines générations. A Nîmes, Yvan LACHAUD, adjoint aux Finances, a, avec la majorité municipale, réduit la dette de 20%, sans augmenter les impôts, tout en continuant d'investir, chaque année 40 millions d'€ chaque année en équipements structurants que les nîmois utilisent au quotidien. Il a fallu pour cela, mener une politique de gestion rigoureuse de la section de fonctionnement, en réduisant les effectifs municipaux (non-remplacement des départs en retraite et gestion des carrières), en négociant avec les banques pour réduire les frais financiers de la dette, en demandant aux services d'économiser l'énergie, et le matériel (écoprim).
Mener une politique responsable financièrement, n'est donc pas forcément synonime de frilosité dans le programme.

C'est pourquoi, on ne peut que s'inquiéter de voir le Conseil Régional doubler le montant des frais de personnels (à compétence constante, c'est à dire que les personnels TOS des lycées transférés à la région par l'Etat n'entrent pas dans le calcul de cette augmentation). L'augmentation de plus de 80% de la part région de nos impôts locaux, n'aurait-elle pas suffi à financer la politique régionale? Il aura également fallu que notre dette régionale augmente de plus de moitié en 4 ans!!!

Qu'a fait le Conseil Régional de cette manne? Une cagnotte pour annoncer un an avant les élections des plans de financement un peu partout? Communiquer outrageusement sur les antennes et les panneaux publicitaires du Languedoc-Roussillon sur nos produits locaux, certes de qualité, mais que nous connaissons tous... Les afficher dans le reste de la France n'aurait-il pas été plus efficace commercialement... mais peut-être que le public visé par l'exécutif régional était plutôt celui de ses électeurs, que celui de futurs consommateurs extérieurs...
40% du produit de nos impôts correspondent au montant des dépenses de communication. C'est une politique électoraliste, pas une politique tournée vers notre avenir et notre intérêt.

Il est nécessaire de retrouver le sens des responsabilités et de la sobriété dans la gestion financière de notre région. Faire des efforts sur la gestion quotidienne, réorienter notre communication sur le marché du reste de la France, développer les investissements nécessaires, notamment dans les transports, le tout avec un budget équilibré qui n'aurait pas besoin de recourir à l'augmentation de notre dette.