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11/11/2009

Mieux vivre en Languedoc-Roussillon: aménager notre territoire

Mener une politique à deux vitesses entre les territoires du Languedoc-Roussillon ne peut mener qu’à l’échec. La solidarité territoriale dans une région comme la nôtre n’est pas un vain mot, car de la Camargue, à la Catalogne, c’est un espace de vie presque continu, qu’il faut aménager et valoriser, plus que telle ou telle « tête d’affiche territoriale » autour de laquelle on satelliserait les autres bassins de vie.

 

Profitons de cet espace commun, pour conserver la qualité de vie de notre région, et notre taille humaine. Il y a un modèle différent à faire émerger dans le développement urbain du XXIème siècle, et c’est cela que notre projet entend promouvoir.

 

UN MODE DE VIE RENOUVELE DANS UN HABITAT SUR

 

Premier impact de la crise de ressources sur nos habitudes, l’augmentation du prix du carburant doit nous amener à des solutions de déplacement moins coûteuses pour chacun d’entre nous.

 

De nombreuses villes programment et développent un réseau de transports en commun performant. Mais c’est aujourd’hui un véritable « METRO REGIONAL » qu’il faut mettre en place.

 

L’effort financier régional doit être, dans ce domaine, à la mesure de l’enjeu. Augmenter la fréquence et l’amplitude horaire des TER, le nombre de lignes, leur ponctualité, et leur sécurité est une priorité !

 

Il faut rendre leur utilisation aussi facile qu’en région parisienne. En faire un véritable réflexe. La sécurisation des personnes sur ce réseau est une nécessité absolue, et au-delà du développement de la police du rail gérée par l’Etat, équiper toutes les rames de la vidéo-surveillance.

 

A l’heure où la Ligne Grande Vitesse permettra, en cinq heures, de relier Paris à Barcelone, les sillons ainsi libérés devront permettre le développement du fret et du ferroutage pour en faire une véritable alternative aux autoroutes saturées de poids lourds.

 

Le rail est plus qu’un pari d’avenir, c’est la condition du maintien de notre capacité à nous déplacer demain. Il est LE transport qu’une collectivité comme la région doit soutenir.

 

En matière de logement, qui est un problème crucial en Languedoc-Roussillon au regard de la pression démographique, la région doit jouer un rôle de facilitateur. Au-delà de l’engagement financier, qui malgré les effets d’annonce de l’actuelle majorité, est aujourd’hui bien faible dans le secteur du logement social, c’est toute une politique de valorisation de l’habitat qu’il faut mener.

 

Cela commence par une gestion locative optimisée du parc immobilier littoral, souvent vide l’hiver, afin de permettre aux étudiants dont c’est la principale préoccupation de se loger plus facilement. Dans cette même problématique, il est indispensable de maintenir l’offre d’enseignement supérieur général (droit, sciences sociales, sciences, etc…) dans toutes les facultés composant le Pôle Régional d’Enseignement Supérieur (PRES) jusqu’à la licence. Des structures à taille humaine, permettant à un grand nombre d’étudiants de continuer à être hébergés dans le domicile familial. Mieux vaut déplacer un professeur que des centaines d’étudiants. L’apport des technologies de communication doit également être pris en compte.

Il y a, enfin, des mécanismes à huiler (notamment à propos des garanties), dans le système des collocations qui sont de l’avis de nombreuses personnes à l’avoir expérimenté, source de socialisation et de moments partagés autant que d’économies financières.

 

Le logement doit également répondre à la problématique de la sécurité des personnes et des biens. Il faut l’envisager en fonction des évolutions climatiques, qui selon de nombreux experts pourrait durement toucher notre littoral. L’aménagement des berges du Rhône, les divers plans de protection contre les inondations doivent être soutenus pour préserver notre habitat des risques écologiques et climatiques.

 

La région doit également peser de tout son poids pour un accès harmonisé à la santé sur l’ensemble du territoire. Elle peut être un atout considérable dans le maintien de la démographie médicale en milieu rural et jouer un rôle majeur dans l’établissement du schéma régional d’offre sanitaire avec la création des Agences Régionales de Santé.

 

Interlocuteur privilégié de l’Etat, partenaire de ce dernier, et non plus concurrent, la Région sera demain un rouage essentiel de l’élaboration d’un pacte languedocien du « mieux-vivre ensemble ». Avec les Conseils Généraux, la région pourra développer les grands axes d’une politique d’autonomie et de socialisation pour les personnes fragilisées ou dépendantes.