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16/02/2010

Faire vivre notre agriculture

Avec Michel Dumas.jpgLa question agricole est pour notre pays un enjeu majeur. Elle l'est encore plus en Languedoc-Roussillon où nos viticulteurs, nos arboriculteurs, nos maraîchers, sont à la base de notre développement rural, de notre aménagement de territoire et constituent une grande part de notre économie.

Or, depuis des années, l'agriculture méditerranéenne est en crise. Aujourd'hui, pour 8 agriculteurs qui s'arrêtent, seul un jeune reprend une exploitation, à ce rythme, dans dix ans nous n'en aurons plus! Fortement demandeuse en main d'oeuvre, peu éligible aux subventions européennes de la PAC, notre viticulture, notre arboriculture souffrent face à la concurrence et si nous voulons éviter que des friches viennent prendre la place de nos vergers et de nos vignobles, nous devons, d'urgence, mettre en place les conditions de notre réussite!

D'abord, grâce à une baisse des charges significatives à laquelle travaillent nos parlementaires. Bruno LE MAIRE, Ministre de l'Agriculture a ainsi annoncé un plan d'allègement de 170 millions d'€ pour faire passer le coût horaire du travail temporaire chargé à 9€20 au lieu des 10€50 actuels. Il faut savoir qu'en Allemagne, au système social pourtant équivalent au notre, ce coût est de 8€. Mieux vaut que notre système social puisse percevoir 2€ sur un millier d'emplois que 5€ sur 300...

Il faut également aider les producteurs dans leur faculté à négocier les prix de vente de leurs produits. D'abord par une entente entre eux, comme cela se fait dans de nombreux pays du monde sur des prix planchers à ne pas crever, et qui évitera notamment, en grande partie, les ventes promotionnelles, qui sont systématiquement des ventes à perte. Ensuite, et nous entrons là dans la sphère de compétence du Conseil Régional, en les aidant à développer leur propre démarche commerciale.

"Ce matin encore, sur la ZAC du Petit Verger à La Calmette, j'ai pu rencontrer un distributeur indépendant qui se fournit en produits frais quasi-exclusivement dans le sud de la France (PACA & LR). Cela ne se répercute absolument pas au niveau des prix, donc pas d'incidence pour le consommateur, et le distributeur et le producteur s'y retrouvent en réduisant les intermédiaires. C'est plus de travail pour le distributeur, mais il y gagne une lisibilité commerciale citoyenne de proximité et de qualité que les consommateurs apprécient!"

C'est notamment ce qui permet à de nombreux viticulteurs de s'en sortir financièrement qu'ils soient en cave particulière, ou en cave coopérative.

"Présent hier, à Fons Outre Gardon (voir photo avec Michel Dumas), j'ai pu rencontrer le Président et le Directeur de la cave coopérative, qui une fois de plus, m'ont largement démontré tout l'intérêt de la vente directe. Avec Raymond COUDERC, nous allons oeuvrer pour aider nos agriculteurs, nos viticulteurs à se développer commercialement et sortir du goulot d'étranglement de la grande distribution et du négoce."

De la même façon, notre région ne s'est pas assez engouffrée dans la voie qui permettra de conjuguer deux des pièces maîtresses de notre millesime bio.jpgéconomie que constituent le tourisme et notre patrimoine agricole. Le tourisme vert ou agri-tourisme doit être soutenu par la région en permettant aux agriculteurs qui souhaiteraient se doter d'un équipement touristique de bénéficier de formations, et d'aide aux travaux nécessaires. Plus largement, il est des secteurs de notre département qui mériteraient d'être connus des touristes en créant des itinéraires gastronomiques qui faciliteront leur accueil dans les caves de nos départements.

Tout ce qui permettra à nos agriculteurs de diversifier leurs revenus et de maintenir leur activité doit être envisagé et favorisé. Je pense notamment au développement des projets de couverture photovoltaïque sur les toits des bâtiments agricoles, mais aussi, sans "miter" ni gréver nos terres de qualité, permettre à ceux dont la situation est la plus délicate d'installer, dans le cadre d'une future véritable filière régionale duement réglementée, des panneaux solaires.

Notre agriculture est de qualité, elle bénéficie du savoir-faire d'hommes et de femmes qui cultivent leur terre avec passion! Nous devons aujorud'hui les aider à en vivre comme il se doit!

Raymond Couderc en a bien conscience et s’est engagé à lancer un plan de relance viticole s’appuyant sur quatre grands axes :

-         Sécuriser le potentiel viticole (notamment  par la mobilisation et l’utilisation rationnelle de l’eau, le soutien aux efforts des metteurs en marché à travers une charte régionale  répondant à des critères de développement durable et un développement oeno-touristique puissant).

-         Conforter le travail et les initiatives des interprofessions en mettant l’accent sur la mise en place d’un linéaire « Languedoc-Roussillon » dans la grande distribution.

-         Améliorer le modèle économique de la filière en accompagnant les vignerons dans la construction de leurs dossiers FEADER, dans le recrutement pour le développement commercial et dans l’utilisation des stages d’étudiants en entreprise.

-         Communiquer sur le sujet « Vin et Santé » en constituant un fonds documentaire scientifique et en finançant une étude épidémiologique sur les bienfaits de la consommation modérée de vin.