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20/08/2013

Gangs of New York, naissance d'une nation.

cinema,film,scorsesePendant les vacances, j'ai eu l'occasion de lire l'Histoire des Etats-Unis d'André MAUROIS. Un précis passionnant sur la construction d'une nation faite de compromis et d'abnégation... mais aussi de violences et de souffrances. Il était donc logique que de se replonger dans Gangs of New York, un des chefs d'oeuvre de Martin Scorses, et certainement son oeuvre la plus synthétique entre ses passions cinématographiques (les gangs) et ses obsessions politiques (le choix de l'individu entre son bonheur personnel et sa responsabilité collective).

Retour donc sur un film qui éclaire notre époque et ses mutations à l'aune des évènements qui ont vu sa naissance. 

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01:10 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, film, scorsese

28/05/2011

La passion... ou la dernière tentation du Christ?


cinema, filmL'un comme l'autre, comme toujours lorsqu'une oeuvre parle de religion avaient défrayé la chronique à leur époque respective... la dernière tentation s'était attirée les foudres des intégristes catholiques, la Passion, au contraire, celle de la Licra et de l'oecuménisme laïciste...

Même s'il faut garder beaucoup de mesure sur ces sujets épineux, et ces susceptibilités très subjectives, et personnelles, je crois qu'on peut juger d'un côté comme de l'autre, excessives ces réactions de haines à l'égard de ces films...

C'est sans doute, avec le fait de parler du Christ, le seul point commun du film de Scorsese et de Gibson...

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10:27 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinema, film

06/10/2009

La cupidité des uns "A" fait le "petit" progrès des autres

Ce soir, j’ai vu un beau film. « There will be blood », adaptation ciné du livre “Pétrole” d’Upton Sinclair. L’histoire d’un pionnier du pétrole dont l’humanité sera brisée par sa cupidité. Tel un « Gollum » du « Seigneur des Anneaux », rongé par l’admiration de son « précieux », tel un « Raphaël de Valentin » victime de sa « Peau de Chagrin », Daniel Plainview, tycoon pétrolier forgé à la sueur de son front, matérialiste échevelé, est de ceux qui ont fondé notre économie, mais aussi notre hyper-individualisme.

 

Bien qu’outrancier, il distribue au bon peuple dont il soumet les terres à ses derricks quelques subsides de ses revenus pétroliers mirobolants. En cela, il contribue à ce que l’on a appelé « le progrès ».

 

Mais dans le même temps, l’obsession qu’il nourrit pour sa propre réussite, l’écarte des autres hommes, et même de son fils, à qui il démontre qu’il lui préfère le pétrole. Toute sa vie.

 

Combien d’hommes lui ont succédé ? Ne sommes nous pas tous un peu ses enfants ? Obsédés par notre propre réussite. Par notre volonté d’avoir, plus que d’être. Par notre envie de posséder, plus que de celle d’échanger.

 

« There will be blood » est l’illustration des pères cachés de la nation américaine, des créateurs honteux de notre civilisation mondialisée productiviste. Les américains y préfèrent leurs grands constitutionnalistes, les européens, les grands esprits des Lumières… mais leurs doubles sont réfugiés dans leur ombre. Ils se nomment Daniel Plainview.

 

Admirable pour sa volonté et sa réussite personnelle, il est haïssable par sa misanthropie.

 

A l’heure, où nous réalisons que les ressources de notre planète ne sont pas inépuisables ; que le pétrole est une « peau de chagrin » qui exauce nos désirs mais rétrécit nos vies ; que le profit de quelques uns ne fait plus le progrès du plus grand nombre, il est plus que jamais indispensable de repenser notre système économique.

 

L’heure d’arrêter de pêcher des langoustes en mer du Nord, de les congeler, de les faire décortiquer en Thaïlande, pour les consommer sous emballage en France.

 

L’heure de prendre un nouveau départ, en oubliant surtout pas que si l’initiative individuelle est le meilleur moteur de l’humanité, elle ne doit plus jamais être corrompue par le mépris de la collectivité.