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29/03/2011

Gaz de Schiste: un débat indispensable pour une ressource qui ne l'est pas moins...

Dans le contexte actuel de raréfaction des ressources énergétiques, le gaz de schiste reprend droit de cité, et ouvre quelques perspectives d'équilibre pour notre indépendance énergétique susceptibles de contrebalancer le poids de la Russie et autres grands pays producteurs de gaz.

La France avec ses bassins parisiens, sud-est, et aquitain, est dépositaire de plus du quart des réserves européennes, ce qui lui confère une grande responsabilité en la matière.

Cependant, au delà de l'impact sur le changement climatique que chacun peut percevoir, l'exploitation du gaz de schiste n'est pas sans conséquences sur l'environnement immédiat. Et cela est particulièrement criant dans notre région.

Comment concilier, l'exploitation de ce gaz, sans doute nécessaire à la diversification de notre bouquet énergétique, avec l'exigence absolue de sécurité et de qualité environnementale pour nos concitoyens.

Le débat doit être ouvert, et Stéphane DEMILLY, député Nouveau Centre en charge des questions énergétiques et environnementales, défend cette idée avec talent à l'Assemblée Nationale. Retrouvez ci-dessous, l'intégralité de son intervention de ce jour.

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17/10/2010

Filière solaire: enfin une volonté politique en région Languedoc-Roussillon?

Midi Libre est revenu hier sur la question de la filière solaire dans notre région. Poussé par un prix de rachat moins élevé qui favorisera enfin les taux d'ensolleillement réellement performant, le Conseil Régional prend enfin quelques mesures pour développer le secteur en Languedoc-Roussillon. Dommage qu'elle n'envisage cependant que le photovoltaïque et oublie la filière thermique, qui pourrait pourvoir plus d'emplois dans la région.

Midi Libre.gifPour le tiers des habitants de la région, la préservation de l’environnement et les énergies renouvelables constituent une priorité. Un récent sondage TNS-Sofres, commandé par la région Languedoc-Roussillon, est venu confirmer ce que l’on sait depuis pas mal de temps : la préoccupation environnementale occupe de plus en plus de place dans les esprits. Les perspectives liées au changement climatique ont servi de détonateur. D’autant que les spécialistes n’y vont pas par quatre chemins, à l’instar de cet expert parlant du réchauffement de la planète comme d’« une arme de destruction massive, au moins aussi dangereuse que les armes chimiques, nucléaires ou biologiques, et donc que le terrorisme international ».

En Languedoc-Roussillon, où en est-on ? L’électricité hydraulique tient toujours le haut du pavé dans la production liée aux énergies renouvelables. A côté de cela, le photovoltaïque et ses panneaux solaires ont le vent en poupe. Ils bénéficient d’une cote supérieure à celle de l’éolien, handicapé par de multiples freins administratifs censés limiter l’atteinte paysagère. Et par l’absence d’une réelle volonté politique mettant à mal la filière. Résultat : avec 400 mégawatts (MW) raccordés au réseau, la Région n’occupe plus que le 6e rang national alors qu’elle fut pionnière.

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02/06/2010

La commission européenne travaille à une taxe carbone...

Transférer les charges  qui pèsent aujourd’hui sur le travail vers ce qui consomme une énergie chargée en CO² voilà la bonne idée sur laquelle la majeure partie, en tout cas la moins démagogique, de la classe politique s'était mise d'accord...

Du moins jusqu'à ce qu'elle soit concrètement proposée par le gouvernment français.

Chacun s'est alors réfugié dans sa mauvaise foi pour s'y opposer avec force et faire son beurre d'un flou artistique qui entretint l'impopularité d'une mesure que beaucoup de français perçurent comme un nouvel impôt...

Les écolos parce qu'elle n'allait pas assez loin; les socialistes parce qu'elle n'allait pas... tout court; les libéraux parce qu'elle concédait trop d'économique à l'écologique: les conservateurs parce qu'elle concédait trop aux bobos au détriment de l'électorat de droite.

Bref tous s'entendirent pour entérer cette mesure nécessaire et courageuse... et de "refourguer" le bébé, comme toujours, à l'Union Européenne... combien de mesures nécessaires nous aura-t-elle permis de prendre? Je crois qu'il est aujourd'hui difficile de les compter!

Les Echos du 2 juin 2010, article d'Alexandre Counis:

Vingt euros par tonne de CO2. C'est le plancher que la Commission voudrait fixer pour sa future taxe carbone européenne. Jusqu'à présent, la fiscalité européenne sur l'énergie ne portait pas sur le contenu carbone du carburant, du gaz ou du charbon. Le projet de nouvelle directive a pour objectif d'ajouter deux nouvelles composantes dans la manière de calculer ces taxes : une première fonction des émissions de CO2 produite par l'énergie utilisée sachant que le charbon émet plus que le gaz ou les biocarburants. La seconde dépendant directement de l'efficacité énergétique desproduits.

Selon un document de travail de la Direction générale en charge de la fiscalité dont l'agence Reuter a obtenu une copie, Bruxelles envisagerait néanmoins des mécanismes d'abattement ou d'exemption pour le secteur agricole, les ménages les plus fragiles ou encore les zones rurales isolées. Aujourd'hui la fiscalité énergétique rapporte aux pays de l'Union 300 milliards d'euros par an, l'objectif de la Commission n'est pas de générer d'importantes ressources supplémentaires grâce à cette réforme. « L'objectif n'est pas d'augmenter les taxes, mais de les restructurer, afin de permettre aux consommateurs de réduire leur imposition en modifiant leur comportement », explique la Commission.

Hiérarchie des prix

Chaque pays resterait libre d'utiliser cet argent comme bon lui semble, par exemple pour faire bénéficier certains contribuables de mécanismes de compensations financières. Aucun chiffre n'est cependant définitivement arrêté, les travaux restant encore à un stade très préliminaire. Le dossier, porté par le Commissaire européen à la fiscalité, Algirdas Semeta, devait faire l'objet d'un premier débat d'orientation entre les 27 commissaires le 26 mai. Il ne sera finalement discuté que le 23 juin. Les raisons officielles de ce report : l'agenda surchargé de la Commission. Mais si son président, José Manuel Barroso, est intervenu pour repousser l'examen du dossier, c'est aussi parce qu'il est politiquement délicat. Les mésaventures du gouvernement français dont le projet de taxe carbone, initialement fixé à 32 euros puis porté à 17 euros et enfin abandonné après des mois de débats, a laissé des traces. Par ailleurs, les partisans du projet de fiscalité verte s'inquiètent des mésaventures de la Commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, dont la volonté de porter de 20 % à 30 % les objectifs de réduction de CO2 de l'Union européenne d'ici à 2020 a été bridée, mercredi dernier, par la France et l'Allemagne (« Les Echos » du 26 mai). « Nous avons décidé de procéder à de nouvelles évaluations afin de mieux préparer nos débats », explique Algirdas Semeta. Deux sujets posent problème. Le bouleversement que le projet de directive pourrait causer, au moins de manière temporaire, dans la hiérarchie des prix des carburants, d'abord. Même si tout dépend de taux d'accise minimaux qui ne sont pas encore définitivement arrêtés, le nouveau dispositif pourrait porter le prix du diesel au niveau de celui de l'essence, par exemple, tandis que les biocarburants seront beaucoup moins taxés qu'aujourd'hui. Le champ d'application de la future taxe carbone, ensuite. Le commissaire à la Fiscalité souhaiterait y soumettre le chauffage domestique individuel ou encore le secteur agricole, ce qui ne pourra se faire sans certains aménagements, voire sans certaines concessions. « Nous souhaitons présenter notre proposition aussi tôt que possible », indique Algirdas Semeta. Sans se risquer à fixer un calendrier plus précis tant que la discussion du 23 juin n'a pas eu lieu. Le commissaire souhaite que la taxe carbone européenne, que devront entre-temps approuver les Etats membres (à l'unanimité) et les eurodéputés, soit en place en 2013. Quitte à envisager une entrée en vigueur progressive, par exemple jusqu'en 2018. Le temps de laisser certains pays s'adapter, comme la Pologne ou l'Allemagne, dont le charbon verrait son prix grimper en flèche.