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15/12/2009

Lutter contre la précarité énergétique

2009-12-12-Conseil-National-Nouveau-Centre-Photo-V-Blocquaux_186.jpg« J'ai été particulièrement marqué, il y trois ou quatre ans, par une rencontre avec cette dame âgée de 75 ans. Nous étions chez elle, et j'ai pu remarquer qu'il ne devait pas faire plus de 15°C chez elle, tant nous y avions froid. Sa petite retraite ne lui permettait plus de payer sa facture d'électricité, et, même en plein hiver, elle ne chauffait quasiment plus chez elle. »

C'est au travers le récit de cette rencontre que Julien DEVEZE, Chef de file du Nouveau Centre pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon, a illustré la situation des 3 à 4 millions de français considérés aujourd'hui en situation de précarité énergétique.

Cette notion émergente désigne la situation d'un ménage qui éprouve des difficultés, ou se trouve dans l'impossibilité de chauffer correctement son logement à un prix raisonnable. La précarité énergétique est au croisement de trois problématiques : la qualité thermique des logements, le coût de l'énergie, et les faibles revenus des ménage.

Après les différentes annonces d'EDF et de RTE (Réseau de Transport d'Electricité) sur les situations de pénurie et la nécessité d'importer de l'électricité pour la deuxième année consécutive cet hiver, il paraît évident, que l'accent doit être mis sur l'amélioration de la qualité thermique des logements.

C'est une problématique qui n'a pas échappé à Valérie LETARD, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, qui mettra en place au mois de janvier, un observatoire national de la précarité énergétique  chargé de "mesurer les phénomènes de précarité énergétique dans le temps et les territoires afin d'en identifier le nombre, les causes, les facteurs et les conséquences" et d' "assurer le suivi des aides publiques et privées apportées aux ménages en impayés d'énergie et plus globalement aux ménages en situation de précarité". Les observations et résultats collectés permettront également de "suivre les impacts des politiques publiques mises en place" et de "mobiliser les acteurs concernés".

Julien DEVEZE pour sa part, a présenté une série d'actions que la Conseil Régional pourrait mettre en place pour réduire la « fracture énergétique ». Au premier rang desquelles, l'orientation de la formation professionnelle sur les éco-métiers du bâtiment afin de répondre à la demande émergente en isolation thermique ; mais également un dispositif de soutien à l'investissement pour les particuliers.

Pour aider, entre autres, ces personnes âgées, propriétaires de leur logement, mais dotées d'une très faible retraite, comme cette dame rencontrée par Julien DEVEZE, à se chauffer à un prix raisonnable !

  

Le Nouveau Centre propose :

La formation professionnelle de notre région doit s'orienter sur les éco-métiers qui permettront à nos logements d'être mieux préparés à l'augmentation inéluctable du prix de l'énergie

Entre 3 et 4 millions de ménages, dont la majorité (80%) n'habite pas dans le parc HLM éprouvent chaque hiver des difficultés à se chauffer. La création d'une aide régionale afin d'encourager les économies d'énergie permettra d'améliorer cet état de fait. Cette aide sera attribuée sous condition de ressources et s'ajoutera pour les personnes les plus modestes aux dispositifs existants. Elle prendra en compte le diagnostic énergétique du logement, qui sera effectué par un expert local et partagé avec l'occupant, ainsi que les travaux nécessaires pour réduire significativement la facture d'énergie.

 

 

02/11/2009

Les Echos: la France va devoir importer massivement de l'électricité cet hiver...

Les Echos de ce jour dressent un constat alarmant sur la pénurie d'électricité en période de pointe qui risque de frapper la France cet hiver. Notre indépendance énergétique dévelopée à l'aide du nucléaire depuis les années 70, risque d'être remise en cause. C'est en effet, la deuxième année d'affilée que nous allons devoir importer de l'électricité.

En cause, notamment, le chauffage électrique qui équipe près d'un tiers de nos foyers en France et qui impliquera cette année, une augmentation de 2100 MW par baisse d'un degré de la température.

Le cap du tarif électrique n'est pas prêt d'arrêter son orientation à la hausse!