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14/10/2010

Nous ne voulons pas que Nîmes (re-)devienne une ville morte!

rideau fermé.jpgLes bars du centre-ville de Nîmes devront dorénavant baisser leurs rideaux à 1h du matin, ce qui signifie très clairement qu’ils devront arrêter de servir leurs clients à minuit. Cette décision a été prise par le Préfet du Gard, sans qu’aucune concertation n’ait, à quelque moment que ce soit, été engagée avec les commerçants concernés, et cela pour répondre à l’exigence de quelques habitants de l’Ecusson de Nîmes, dont la représentativité interroge, car même pas réunis en association ou en comité de quartier.

Un terme a donc été mis à la dérogation qui permettait aux bars de la ville d’attirer régulièrement de plus en plus de monde et de jeunes, profitant du développement universitaire de la ville. Je me souviens de mes années étudiantes où nous n’envisagions pas une seconde de sortir à Nîmes intra-muros tant la ville était déserte dès 19 heures… est-ce cela que l’on souhaite ?

Mais voilà, comment faire de Nîmes une véritable ville étudiante avec l’animation nocturne qu’elle implique si on continue de la considérer comme une petite ville de province sans ambition ?

Si je me permets un tel jugement, c’est que, personnellement, j’habite en plein centre-ville. Et si parfois, effectivement, il y a un peu de bruit, la gêne occasionnée est bien supportable. Ce n’est d’ailleurs généralement pas la musique émise par les bars qui est en cause dans cette gêne, mais bien les cris des jeunes présents dans la rue.

Mais au final que veut-on ? Laisser la rue aux dealers ? Le bruit qu’ils occasionnent est bien moins important, « en terme de décibels », mais bien plus insupportable au quotidien.

C’est pourquoi, je ne peux qu’être révolté en voyant que ces personnes bien mal inspirées et surtout bien égoïstes peuvent gagner la partie en catimini, en toute discrétion.

Révolté de voir des commerçants qui travaillent douze heures, si ce n’est plus, par jour, paient leurs impôts, découragés et harcelés par des « minorités agissantes » qui ont toutes intérêt à les voir partir… pour différentes raisons pas très avouables. 

J’invite donc les personnes qui ont fait le choix d’habiter dans l’écusson, en veulent les avantages, mais aucun inconvénient, à se rendre dans les quartiers nîmois où il n’y a pas de commerce dans la soirée pour qu’ils constatent d’eux-mêmes quelles conséquences auront leurs actes.

Je connais des habitants de certains quartiers nîmois qui aimeraient bien que le "commerce" situé en bas de chez eux ferme... à un moment de la nuit... car là-bas c'est non-stop, mais personne ne dit rien... et surtout par la Préfecture qui ne se déplace même pas aux réunions organisées par les élus, le bailleur social et les pauvres habitants.

29/05/2010

Fête des voisins 2010: plus proches, plus solidaires

Fete des voisins.jpg

A l'heure où l'isolement touche un nombre de plus en plus important de nos concitoyens, une initiative sympathique fête ses 10 ans: la fête des voisins.

Initiée par Athanase Périfan dans toute la France cette rencontre annuelle est un premier pas pour faciliter les rencontres avec ceux qui peuvent nous faciliter la vie: nos voisins.

Le but est simple, apprendre à se connaître autour d'un apéritif convivial, pour ensuite se rendre des petits services - arroser ses plantes, faire quelques courses, voire garder les enfants pour une soirée -, et qui sait devenir de véritables amis!

A Nîmes,  soutenue par le député Yvan Lachaud, et entreprise par de nombreux comités de quartier, cette démarche tend à prendre de l'ampleur. Je me suis rendu au Clos d'Orville où de nombreux enfants s'étaient appropriés cette petite fête organisée par le comité de Quartier de M. Benali. Aux Oliviers, c'est sous l'impulsion des habitants eux-mêmes que ce moment convivial a été organisée, et a réuni de nombreuses personnes. Il faut dire, que j'ai moi même pu constater quelle attention était prêtée aux personnes isolées qui n'avaient osé franchir le cap. Chacune, dans cet immeuble, a eu droit à son verre de jus d'orange et à sa part de gateau.

Enfin, à Puech du Teil, le Président Deny Jean, tend à créer des solidarités nouvelles autour de l'insécurité qui parfois sévit dans son quartier. Voisins vigilants, permet ainsi de nous sensisbiliser, d'être attentifs, aux cambriolages qui parfois surviennent en l'absence de nos voisins.

Autant d'initiatives et de bons moments qui permettent de re-créer les solidarités naturelles qui s'étaient délitées avec le temps, et qui font, que, quel que soit notre quartier, il y fait bon vivre lorsqu'on est entourés d'amis.