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17/12/2012

Glasnost pour le Languedoc-Roussillon!

Argent public.jpg"Le Président du Conseil Régional Christian BOURQUIN n'a pas la langue de bois. Du moins pas quand il s'agit de s'opposer au contrôle des commissaires aux comptes sur la gestion des collectivités qu'il dirige.

Cela n'a pas manqué de surprendre un grand nombre d'experts comptables présents le 6 décembre dernier aux Assises Nationales de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes, ces experts comptables qui vont être amenés à certifier les comptes des collectivités locales afin de prévenir des dérives trop lourdes dans la gestion des collectivités.

Il semblerait en effet que Christian BOURQUIN ne se soit pas montré très tendre envers eux, et envers cette exigence nouvelle de transparence absolue dans les finances locales.

Il faut admettre que la Région a manifestement des choses à cacher dans son fonctionnement. Elle fait partie des deux seules collectivité à avoir refusé de transmettre ses données aux journalistes du Figaro qui enquêtaient sur les frais de communication, de mission, et de personnel des principales collectivités, et ce au mépris de l'accès public à ce type d'informations.

Dommage, nous aurions eu enfin la chance de connaître le montant des contrats publicitaires du Conseil Régional qui s'affichent à longueur d'année sur les panneaux publicitaires de toutes les villes de la Région.

On ne sait pas si Frêche se sentait plus proche de Lénine ou Mao, mais en tout cas une chose est sûre, Christian Bourquin n'est pas le Gorbatchev du Politburo du 8ème étage de la Pompignane, et la Glasnost n'est pas prévue avant 2015..."

04/05/2012

L'avenir du centre passera par une vision nouvelle de la démocratie française

La décision, exprimée ce soir par François Bayrou de voter pour François Hollande, marque, pour beaucoup d'observateurs, la dilapidation définitive de l'héritage giscardien qui faisait référence en matière de centrisme. Du moins sous la Vème République.

Elle tourne donc une page de son histoire, qui n'est sans doute pas la plus glorieuse, mais peut-être la plus courageuse.

Car, à force de gonfler, puis de s'assécher, la notion même de centrisme a perdu de son sens, sous les coups de boutoir d'un scrutin majoritaire qui la condamne à des alliances, plus ou moins contre nature. 

L'ego de François Bayrou a conduit certains à penser que le centrisme ne pouvait qu'être extrême, intransigeant, et, sacrifiant à la loi d'airain du scrutin majoritaire, ne souffrant de partager le pouvoir avec quiconque. Ils en seront pour leur frais ce soir.

Je pense que nous devons aujourd'hui nous rassembler en assumant que le centrisme consiste au contraire à créer les conditions du dialogue entre la droite et la gauche.

Existent-elles, ces conditions? Et si oui, quelles sont-elles?

Oui, elles existent. Les français ne sont pas condamnés à s'opposer. S'ils veulent survivre en Europe, dans la mondialisation, ils sont même condamnés à s'entendre, à trouver des points d'accord pour réformer notre modèle social. La réforme des retraites aurait très bien pu aller plus loin que ce qu'elle a donné, et de manière bien plus équitable, si majorité et opposition avait cherché des points d'accords, plutôt que des motifs de démarcation artificiels.

Et l'on en vient à la seconde partie de la question... quelles sont-elles ces conditions?

La réforme institutionnelle assurément. Celle qui permettra à la classe politique de ne plus mobiliser son électorat en attisant la haine de l'autre camp, en s'appuyant sur l'échec de l'adversaire...

Utopie me direz-vous? Je vous répondrai que des mécanismes sont possibles. En premier lieu dissocier la légitimité politique de l'exécutif de celle du législatif en assumant un régime présidentiel. Un vrai régime présidentiel qui, en séparant strictement ces pouvoirs, permettra leur indépendance, et leur accordera la possibilité de remplir leur véritable fonction: un exécutif qui conduira la politique de la nation, quand le législatif sera chargé de la définir en associant l'ensemble de la nation dans sa diversité. Territoriale et idéologique.

Tel doit être le combat du centre de demain. Aucun autre discours ne lui sera audible, car telle est sa responsabilité historique à l'aune, déjà, de 2017: préparer une République équilibrée, efficace, et réellement représentative des aspirations de nos concitoyens, et de leur capacité à se réformer, et à s'entendre... bien plus importante que ce que la classe politique actuelle voudrait nous le laisser croire.

Le centre doit montrer à tous, le chemin de l'Union pour le Retour de la Vraie Démocratie Française. 

13/03/2012

La réforme de la taxe professionnelle favorable à la compétitivité de nos entreprises

Le journal "Les échos" faisait état du bilan de la réforme de la Taxe Professionnelle et de ses conséquences concrètes sur les entreprises françaises.

2 millions d'entre elles  sont bénéficiaires de cette réforme. 40% des entreprises quels que soient leur secteur.

La réforme de la taxe professionnelle, qui a permis le remplacement de l'ancien impôt (assis sur les équipements) par une nouvelle contribution économique territoriale (assise sur la valeur ajoutée et les valeurs foncières), leur a offert un allégement fiscal de 8,2 milliards d'euros l'an dernier et de 5 milliards, les années suivantes.

Il est intéressant de constater que cette réforme favorise l'industrie, et les outils de productions de nos entreprises

Au final, le gain moyen par entreprise « gagnante » est évalué à 4.080 euros. Parmi les rares perdants : les prestataires de services, qui ont peu d'équipements -taxés par l'ancienne taxe professionnelle -et ont donc subi une forte hausse d'impôt. Pour le secteur financier la hausse est douloureuse : elle s'élève à 20 % pour les banques et à environ 10 % pour les sociétés d'assurances. Les entreprises d'intérim, quant à elles, ont subi une « explosion » de leur impôt : avec un chiffre d'affaires composé à 85 % par les salaires, leur impôt a été multiplié par 7. Cela a certainement contribué à la suppression de quelque 180 entreprises du secteur l'an dernier, affirme l'organisation professionnelle qui les représente.

18:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)