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25/10/2013

L’instabilité fiscale et juridique de notre pays fait fuir les investisseurs

Prelevements.jpgEn augmentant les prélèvements sociaux sur des contrats d’épargne aussi populaires que les PEL et les assurances vies, le gouvernement démontre une nouvelle fois qu’il préfère taxer les français plutôt que réduire ses dépenses. Mais en appliquant ces nouveaux taux, aux contrats signés depuis 1997, il démontre qu’il n’a aucune vision d’ensemble pour redresser les comptes du pays, et que l’incapacité de nos institutions à produire des mesures consensuelles fait naitre une instabilité fiscale et juridique préjudiciable à long terme.

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11:45 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

13/03/2012

La réforme de la taxe professionnelle favorable à la compétitivité de nos entreprises

Le journal "Les échos" faisait état du bilan de la réforme de la Taxe Professionnelle et de ses conséquences concrètes sur les entreprises françaises.

2 millions d'entre elles  sont bénéficiaires de cette réforme. 40% des entreprises quels que soient leur secteur.

La réforme de la taxe professionnelle, qui a permis le remplacement de l'ancien impôt (assis sur les équipements) par une nouvelle contribution économique territoriale (assise sur la valeur ajoutée et les valeurs foncières), leur a offert un allégement fiscal de 8,2 milliards d'euros l'an dernier et de 5 milliards, les années suivantes.

Il est intéressant de constater que cette réforme favorise l'industrie, et les outils de productions de nos entreprises

Au final, le gain moyen par entreprise « gagnante » est évalué à 4.080 euros. Parmi les rares perdants : les prestataires de services, qui ont peu d'équipements -taxés par l'ancienne taxe professionnelle -et ont donc subi une forte hausse d'impôt. Pour le secteur financier la hausse est douloureuse : elle s'élève à 20 % pour les banques et à environ 10 % pour les sociétés d'assurances. Les entreprises d'intérim, quant à elles, ont subi une « explosion » de leur impôt : avec un chiffre d'affaires composé à 85 % par les salaires, leur impôt a été multiplié par 7. Cela a certainement contribué à la suppression de quelque 180 entreprises du secteur l'an dernier, affirme l'organisation professionnelle qui les représente.

18:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2010

L'économie circulaire se développe, mais pas en Languedoc-Roussillon...

ecologie industrielle III.pngFace à ce que d'aucuns appelaient "les friches de Frêche", faisant allusion à l'échec des parcs d'activités économiques de la région Languedoc-Roussillon, le Nouveau Centre avait proposé, pour les rendre plus attractifs, de créer des synergies entre entreprises sur le modèle de l'économie circulaire.

Selon les Echos de ce jour, justement, "L'écologie industrielle prend un nouveau départ", prenant notamment l'exemple de ce qui est réalisé par la société AT France (n°1 français de l'andouillette) dans le cadre du projet COMETHE mené en collaboration avec le département de l'Aube et l'agglomération de Troyes.

"l'écologie industrielle une manière originale de développer économiquement son territoire"

Le principe est simple, valoriser les déchets gras de la société agro-alimentaire, notamment pour produire de la chaleur via une chaudière spécifique et économiser ainsi sur la facture de gaz. Un investissement d'1 million d'€ pour une réduction de 30% de la consommation de combustible fossile. Par ailleurs, le gain écologique est évident au regard la propreté des eaux de rejet et des économies de transport des déchets.

Nous sommes là au coeur du principe, mais la démarche de l'économie circulaire appliquée aux structures du développement économique va plus loin, puisqu'elle tend, au delà des symbioses, à mutualiser également certains moyens entre entreprises. Dans le cas précis, un atelier frigorifié.

"étudier les flux d'eau, de matière et d'énergie à l'échelle d'un territoire"

Cité par les Echos, Cyril ADOUE, fondateur du bureau d'études Systèmes Durables, note un récent regain d'activité pour son bureau :"C'est l'effet de la crise, les élus s'interrogent sur le devenir de leurs territoires et voient dans l'écologie industrielle une manière originale de les développer économiquement."

Et force est de constater que leur approche est pertinente. Cela consiste tout d'abord, dans une vision globale, à étudier les flux d'eau, de matière et d'énergie à l'échelle d'un territoire. Cela permet d'associer plus d'acteurs, notamment les collectivités, nombreuses, à travailler sur le sujet... dans le cadre de projets comme COMETHE ou dans celui de la mission de la DGCIS. 

On peut également envisager de rechercher des synergies sur un échantillon d'une vingtaine d'entreprises. Là encore, c'est souvent un opérateur public qui porte le projet, mais à plus petite échelle et avec un objectif d'actions concrètes et rapides.

Quid de la région Languedoc-Roussillon... difficile de trouver une quelconque trace sur le sujet dans leurs documents. Les sachant habituellement prompt à communiquer, on est en droit de douter de leur intérêt pour cette démarche. Doit-on pour autant s'en étonner? Georges FRECHE n'avait-il pas dit qu'il ne croyait pas au développement industriel de notre région?