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18/02/2015

Le 49.3, arme des faux-culs

49.3.pngCeux qui avaient l’habitude de consulter régulièrement ce blog auront sans doute remarqué que mes billets se font très rares. Ceux qui me connaissent, auront sans doute aussi compris que mes nouvelles fonctions me laissent peu de liberté pour nourrir ce blog ou mes comptes facebook ou twitter.

Notre paysage politico-médiatique n’offrant cependant pas aussi souvent qu’il le devrait des débats constitutionnels, je saisis l’occasion de l’utilisation par le gouvernement de l’article 49.3 du texte fondamental de la Vème République pour rappeler dans quelle situation catastrophique celle-ci se trouve aujourd’hui.

Tout le monde s’en rend compte, et se plaint quotidiennement de notre système politique incapable de produire autre chose que des oppositions stériles.

Tout le monde en voit les symptômes, et crie au scandale devant l’utilisation de cette machine à faire taire l’Assemblée nationale qu’est l’engagement de la responsabilité du gouvernement par la question de confiance.

Tout le monde en pressent l’issue tragique, et angoisse devant l’incapacité de notre système politique à se réformer et réformer le pays.

 De Gaulle voulait un Président situé « au dessus des partis », François Hollande en fait un Président « infra-rouge »

 Et pourtant, dès qu’il s’agit de remettre en cause le fonctionnement de nos institutions, du fait majoritaire ou de la confusion des pouvoirs qui en résultent, tout le monde s’accorde à dire que la Constitution de la Vème République est un patrimoine national au moins aussi précieux que le Palais de Versailles. Mais demande-t-on à un monument d’être le garant du fonctionnement démocratique d’une société en permanente évolution ?

La « statue du commandeur » gaulliste est depuis longtemps...

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17/10/2013

Hervé Morin: "en finir avec l'élection présidentielle au Suffrage Universel Direct"

Hervé MORIN nous livre ce matin dans le Huffington Post un bel exercice de franchise et de vérité politique. Oui la démocratie française est malade. Et oui elle l'est de cette élection présidentielle comme pivot unique de la légitimité politique en France.

Hervé MORIN souhaite renforcer le pouvoir législatif en France, et il a raison. Les députés sont devenus plus que jamais ces godillots qui ne servent à rien si ce n'est à porter avec plus ou moins de conviction la 'com présidentielle dans leur circonscription, comme les ministres la portent dans les médias.

Cependant, une question se pose. Est-ce qu'un régime parlementaire, avec le mode de scrutin majoritaire qui est le nôtre, et qui est nécessaire à la stabilité du pouvoir exécutif, ne présente pas, là encore, des risques de soumission des parlementaires au gouvernement? Comme en Grande Bretagne notamment où la discipline de vote est très stricte, bien que conditionnée par un travail étroit entre cabinet et MP.

Plutôt que de rabaisser la légitimité politique du Président, ne devrait-on pas accentuer celle du Parlement, en assurant une séparation stricte des pouvoirs comme dans tout régime présidentiel? Et, pour éviter les problèmes (marginaux) américains, s'appuyer sur un mode de scrutin proportionnel qui garantirait la représentation de la diversité politique française bien différente du bi-partisme américain.

Merci en tout cas Hervé, de faire porter le débat sur la nature de notre démocratie que certains ont appris à confisquer un peu trop facilement aux français.
 
 

08/04/2013

APPEL POUR UNE SIXIEME REPUBLIQUE

RETABLIR LA CONFIANCE ET LE DIALOGUE DANS LA DEMOCRATIE FRANCAISE

 

Attention, notre démocratie est malade !

A l’heure où les scandales politico-financiers discréditent l’ensemble de la classe politique, elle souffre d’une grave crise morale.

A l’heure où les sondages « d’impopularité » semblent « gouverner » la France plus qu’un chef de l’Etat discrédité, élu il y a moins d’un an, elle souffre d’une grave crise de légitimité.

A l’heure où la majorité socialiste élue au mois de juin 2012 est incapable de faire entendre la voix des français au pouvoir exécutif, elle souffre d’une grave crise de représentativité.

A l’heure où les manifestations de rue se multiplient et remettent en cause le « consensus de la patience » essentielle au respect du verdict électoral dans une démocratie, elle souffre d’une grave crise de confiance.

A l’heure où les populismes de tous bords exploitent le discrédit lancé par le système actuel sur la République, notre démocratie est en danger de mort.

Nous centristes, européens, libéraux et démocrates, appelons à une refonte de la République pour que celle-ci redonne au Parlement les moyens d’assumer son rôle et ses fonctions de base dans une démocratie.

Etablissons la liberté d’expression au sein du Parlement. Halte aux manifestations de rue comme seul espace d’expression pour l’opposition. Nous voulons que le Parlement puisse à nouveau représenter tous les français dans leur diversité politique. Nous sommes favorables à l’élection de l’Assemblée nationale au scrutin proportionnel.

Etablissons les fonctions législatives du Parlement. Halte aux majorités godillots ! Redonnons aux députés la capacité à s’exprimer à amender et à faire voter des lois qui auront su trouver des majorités à l’Assemblée.

Etablissons la capacité de contrôle du Parlement à l’égard de l’exécutif. Halte à l’instabilité juridique, aux majorités d’aujourd’hui qui défont ce qu’ont fait les majorités d’hier. Face à un Président de la République élu pour agir par tous les français, il faut un Parlement qui représente tous les français pour contrôler et discuter son action. 

Etablissons la décentralisation comme un véritable outil d’autonomie des collectivités locales. Halte aux élections locales « défouloir » contre les majorités présidentielles. Permettre aux citoyens de voter pour de véritables enjeux locaux pour plus de transparence, plus de sérieux dans la gestion des collectivités locales.

Etablissons un système politique qui sera capable de réconcilier les français avec la République et de faire émerger une génération politique ambitieuse pour notre pays plutôt que pour leur carrière, soucieuse de l’avenir des générations futures plutôt que de leur réélection.

Etablissons une démocratie de la négociation et de l’apaisement, plutôt qu’une démocratie de la confrontation et de l’opposition systématique.

Construisons une 6ème République.

 

SIGNER L'APPEL

 

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