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14/10/2009

Introduction au Projet Languedoc-Roussillon du Nouveau Centre

PRESENTATION  DU PROJET DU

 NOUVEAU CENTRE POUR LA REGION LANGUEDOC-ROUSSILLON :

 

« Le pessimisme et l’optimisme expriment sous des formes différentes la même capitulation face à l’avenir ; car tous le traitent comme une fatalité et non comme un choix. »

David BROWYER

 

Le Nouveau Centre, l’UDF d’aujourd’hui, est l’héritier d’une tradition centriste attachée à la proximité, au rôle des collectivités locales, et au sens des responsabilités qui doit guider l’action des élus.

 

Attaché à la proximité, car les élus doivent se consacrer pleinement à leurs électeurs, et leur rendre compte tout au long de leur mandat. Sans ce lien direct, la politique est trop abstraite, ou trop idéologique, loin, trop loin des réalités quotidiennes.

 

Attaché aux collectivités territoriales, car nous défendons ardemment le principe de subsidiarité qui pose que les affaires locales sont mieux gérées à proximité du citoyenl que depuis un centre de pouvoir éloigné.

 

Humanisme, décentralisation et « esprit de responsabilité »…

 

En toute logique, c’est parce que notre fibre humaniste nous pousse à avoir confiance en l’homme, en son « sens des responsabilités », pour faire émerger les meilleures solutions du présent et de l’avenir, que nous faisons également confiance aux élus locaux pour gérer au mieux les intérêts de leurs concitoyens.

 

Le Conseil Régional, qui sera renouvelé au mois de mars 2010, est devenu en quelques décennies, un acteur majeur de l’action publique ; en particulier dans les domaines de l’économie, des transports, et de l’aménagement du territoire.

 

Il a donc le devoir d’accompagner le développement de notre région, mais aussi, et surtout, au regard de son rôle moteur et structurant pour l’avenir de son territoire, le devoir de préparer et d’anticiper les évolutions de notre mode de vie.

 

Or, la crise que nous connaissons depuis 2008 mérite des réponses qui ne sont pas conjoncturelles ni superficielles. Elle appelle des réformes systémiques importantes dans un grand nombre de domaines.

 

 

 

Une crise de ressources qui appelle un changement profond

 

Nous entrons à présent dans ce que de nombreux observateurs nomment, « la crise de ressources ». Notre mode de vie, notre économie, ont été basés avant tout sur la croissance, c'est-à-dire l’augmentation de notre « production », et, par extension, celle de notre « consommation ». Cette augmentation infinie de la production, qui voudrait que chaque année, l’on produise plus de biens et de services que l’année précédente pour  vivre « aussi bien », n’est envisageable que dans un monde où nos ressources seraient elles aussi infinies.

 

Parmi ces ressources, celles que nous utilisons principalement sont les énergies dites « fossiles », comme le pétrole ! Non seulement, elles sont responsables de l’effet de serre qui induit le changement climatique  menaçant nos côtes et bouleversant notre météo, mais  son prix a subi des augmentations successives. De nombreux experts, estiment que nous sommes proches du « pic de production mondiale » et que le coût du baril de pétrole pourrait atteindre 300$ dans les toutes prochaines années, avec un prix se fixant durablement entre 150 et 200$.

 

Or, en 2008, il a suffit que le cours du pétrole reste quelques semaines entre 100 et 150$ pour provoquer l’effondrement du système financier mondial.

 

Alors pourquoi continuer à utiliser et à payer toujours plus cher, une ressource dont l’utilisation est néfaste pour notre environnement, et notre santé ?

 

La France a des atouts pour faire évoluer « en douceur » notre économie

 

Dans cette crise, la France a des atouts. Elle a, dès le premier choc pétrolier, dès les années 70, tourné sa production électrique vers des solutions alternatives aux centrales thermiques, en particulier le nucléaire. Aujourd’hui, constatant l’imminence de cette crise majeure de ressources, elle a décidé d’instituer une taxe carbone qui transformera notre fiscalité d’une fiscalité sur le travail, vers une fiscalité sur les ressources, et modifiera ainsi en douceur, nos habitudes et notre économie.

 

Comme toutes les régions, le Languedoc-Roussillon devra repenser son aménagement du territoire, ses transports, son économie, pour proposer au plus grand nombre des solutions alternatives plus économiques en énergie.

 

Mais au-delà de cela, notre région a une double responsabilité en la matière.

 

Le Languedoc-Roussillon a l’avenir devant lui… si on le prépare !

 

Notre littoral, où vivent 70% de la population, est menacé par la montée des eaux, par l’érosion, et par les inondations que nous connaissons de plus en plus souvent. Le changement climatique n’est pas une préoccupation abstraite pour nous. Il a des répercussions directes auxquelles nous devrons nous adapter dans les prochaines décennies.

 

En revanche, nous disposons d’un atout exceptionnel pour être, demain, une région en pointe dans la production d’énergie renouvelable. Il n’y a pas d’autre région française qui bénéficie d’un tel taux d’ensoleillement. Un atout majeur pour la production d’électricité solaire (photovoltaïque ou thermique) qui bénéficierait, en plus, d’une topographie favorable.

 

Seul le Conseil Régional a les cartes en main pour préparer ce changement et faire du Languedoc-Roussillon, une région où l’on se déplace plus facilement ; une région où l’on vit dans un habitat économe en énergie ; une région devenue forte économiquement.

 

Pour cela le programme du Nouveau Centre Languedoc-Roussillon s’axe autour de deux volontés : engager notre région dans l’avenir ; et mieux vivre dès aujourd’hui en harmonisant l’aménagement de notre territoire.

21/09/2009

Préparer notre projet...

Il s'agit là du postulat de départ de notre projet... les différents chocs pétroliers que nous avons connu depuis 30 ans, ne sont que les prémices d'un monde où l'énergie fossile sera de plus en plus rare, de plus en plus difficile à extraire, et donc de plus en plus chère.

Le baril de pétrole finira fatalement par couter 200 dollars... et cela modifiera radicalement nos habitudes de vie: d'abord pour nous déplacer. La voiture ne sera plus envisageable pour un Nîmes-Montpellier à 50€ d'essence... il faudra adapter l'offre TER à ces nouveaux comportements.
Ensuite pour nous loger, et nous chauffer... il y a beaucoup à faire dans le domaine de l'éco-construction, et surtout dans la formation professionnelle de ce secteur.
Enfin pour nous habiller, nous nourrir, nous équiper... nous devrons nous appuyer sur le développement des filières courtes, que ce soit dans le domaine agricole, ou industriel, sans oublier l'artisanat, à l'heure prochaine ou le "réparable" reprendra enfin ses droits face au "tout-jetable".

En ce sens, la réflexion menée sur la taxe carbone aujourd'hui me paraît particulièrement judicieuse dans la mesure, où elle constituera un moyen de nous adapter en douceur à ces nouveaux modes de vie...

17/09/2009

Une politique régionale équilibrée...

"Un attaquant pour le Montpellier Hérault", qu'à cela ne tienne, le Président de Région est là pour aider le MHSC dans sa course au maintien en première division de football. Il a en effet déclaré hier matin, devant les responsables du club de Montpellier: "Si Montpellier est dans les cinq premiers au Mercato, JE lui payerai le grand attaquant qui manque"...

Au delà de l'embarras des responsables sportifs qui n'ont certainement pas vu là, le meilleur moyen de remercier et de féliciter leurs joueurs (Georges FRECHE remettant implicitement en cause le niveau des attaquants du MHSC); au delà des interrogations que peuvent susciter l'injection de plusieurs millions d'€ de l'impôt des collectivité dans un club de football professionnel; cette déclaration démagogique est l'illustration de toute une politique territoriale tournée vers Montpellier.

Pour rester dans le domaine du sport, la majorité actuelle du Conseil Régional l'affirme "haut et fort", "il est important que notre collectivité recentre ses interventions sur des équipements sportifs structurants ayant une réelle dimension régionale"... entendez, réduction des aides aux communes pour leurs équipements sportifs de proximité, et volonté d'aménagement équilibré du territoire réduite au strict minimum.

Malheureusement, les exemples de ce type ne manquent pas, et dans tous les domaines. Les actions en faveur du tourisme, par exemple, annoncée avec fracas par Georges FRECHE il y a quelques semaines sont en 2009, dans la réalité budgétaire, orientées à 60% sur la région de Montpellier.

Le projet de Bercy-Montpelliérain, est une réelle menace pour la programmation du festival de Nîmes dans les arènes chaque été. 14 000 places qui se rempliront sans problème l'hiver, et c'est tant mieux... mais les gestionnaires de cette salle accepteront-ils de voir les meilleurs artistes du moment lui préferer le cadre des arènes de Nîmes l'été? Les négociations avec les producteurs vont sans doute être ardues... je vous le donne en mille, s'ils veulent produire un artiste l'hiver, il faudra sans doute son pendant au mois de juillet!

En matière ferroviaire, Georges FRECHE se montre bien méprisant avec l'idée d'une gare TGV à Nîmes, sachant qu'il a acheté des dizaines d'hectares pour agrandir celle de Montpellier.

Le projet de Georges FRECHE, c'est de satelliser autour de Montpellier toutes les villes du Languedoc-Roussillon! Georges FRECHE est plus le Président de l'Agglo de Montpellier que celui de la Région Languedoc-Roussillon !

Si nous ne réagissons pas nous l'apprendrons à nos dépens dans quelques années.