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15/09/2010

L'économie circulaire se développe, mais pas en Languedoc-Roussillon...

ecologie industrielle III.pngFace à ce que d'aucuns appelaient "les friches de Frêche", faisant allusion à l'échec des parcs d'activités économiques de la région Languedoc-Roussillon, le Nouveau Centre avait proposé, pour les rendre plus attractifs, de créer des synergies entre entreprises sur le modèle de l'économie circulaire.

Selon les Echos de ce jour, justement, "L'écologie industrielle prend un nouveau départ", prenant notamment l'exemple de ce qui est réalisé par la société AT France (n°1 français de l'andouillette) dans le cadre du projet COMETHE mené en collaboration avec le département de l'Aube et l'agglomération de Troyes.

"l'écologie industrielle une manière originale de développer économiquement son territoire"

Le principe est simple, valoriser les déchets gras de la société agro-alimentaire, notamment pour produire de la chaleur via une chaudière spécifique et économiser ainsi sur la facture de gaz. Un investissement d'1 million d'€ pour une réduction de 30% de la consommation de combustible fossile. Par ailleurs, le gain écologique est évident au regard la propreté des eaux de rejet et des économies de transport des déchets.

Nous sommes là au coeur du principe, mais la démarche de l'économie circulaire appliquée aux structures du développement économique va plus loin, puisqu'elle tend, au delà des symbioses, à mutualiser également certains moyens entre entreprises. Dans le cas précis, un atelier frigorifié.

"étudier les flux d'eau, de matière et d'énergie à l'échelle d'un territoire"

Cité par les Echos, Cyril ADOUE, fondateur du bureau d'études Systèmes Durables, note un récent regain d'activité pour son bureau :"C'est l'effet de la crise, les élus s'interrogent sur le devenir de leurs territoires et voient dans l'écologie industrielle une manière originale de les développer économiquement."

Et force est de constater que leur approche est pertinente. Cela consiste tout d'abord, dans une vision globale, à étudier les flux d'eau, de matière et d'énergie à l'échelle d'un territoire. Cela permet d'associer plus d'acteurs, notamment les collectivités, nombreuses, à travailler sur le sujet... dans le cadre de projets comme COMETHE ou dans celui de la mission de la DGCIS. 

On peut également envisager de rechercher des synergies sur un échantillon d'une vingtaine d'entreprises. Là encore, c'est souvent un opérateur public qui porte le projet, mais à plus petite échelle et avec un objectif d'actions concrètes et rapides.

Quid de la région Languedoc-Roussillon... difficile de trouver une quelconque trace sur le sujet dans leurs documents. Les sachant habituellement prompt à communiquer, on est en droit de douter de leur intérêt pour cette démarche. Doit-on pour autant s'en étonner? Georges FRECHE n'avait-il pas dit qu'il ne croyait pas au développement industriel de notre région?

02/06/2010

La commission européenne travaille à une taxe carbone...

Transférer les charges  qui pèsent aujourd’hui sur le travail vers ce qui consomme une énergie chargée en CO² voilà la bonne idée sur laquelle la majeure partie, en tout cas la moins démagogique, de la classe politique s'était mise d'accord...

Du moins jusqu'à ce qu'elle soit concrètement proposée par le gouvernment français.

Chacun s'est alors réfugié dans sa mauvaise foi pour s'y opposer avec force et faire son beurre d'un flou artistique qui entretint l'impopularité d'une mesure que beaucoup de français perçurent comme un nouvel impôt...

Les écolos parce qu'elle n'allait pas assez loin; les socialistes parce qu'elle n'allait pas... tout court; les libéraux parce qu'elle concédait trop d'économique à l'écologique: les conservateurs parce qu'elle concédait trop aux bobos au détriment de l'électorat de droite.

Bref tous s'entendirent pour entérer cette mesure nécessaire et courageuse... et de "refourguer" le bébé, comme toujours, à l'Union Européenne... combien de mesures nécessaires nous aura-t-elle permis de prendre? Je crois qu'il est aujourd'hui difficile de les compter!

Les Echos du 2 juin 2010, article d'Alexandre Counis:

Vingt euros par tonne de CO2. C'est le plancher que la Commission voudrait fixer pour sa future taxe carbone européenne. Jusqu'à présent, la fiscalité européenne sur l'énergie ne portait pas sur le contenu carbone du carburant, du gaz ou du charbon. Le projet de nouvelle directive a pour objectif d'ajouter deux nouvelles composantes dans la manière de calculer ces taxes : une première fonction des émissions de CO2 produite par l'énergie utilisée sachant que le charbon émet plus que le gaz ou les biocarburants. La seconde dépendant directement de l'efficacité énergétique desproduits.

Selon un document de travail de la Direction générale en charge de la fiscalité dont l'agence Reuter a obtenu une copie, Bruxelles envisagerait néanmoins des mécanismes d'abattement ou d'exemption pour le secteur agricole, les ménages les plus fragiles ou encore les zones rurales isolées. Aujourd'hui la fiscalité énergétique rapporte aux pays de l'Union 300 milliards d'euros par an, l'objectif de la Commission n'est pas de générer d'importantes ressources supplémentaires grâce à cette réforme. « L'objectif n'est pas d'augmenter les taxes, mais de les restructurer, afin de permettre aux consommateurs de réduire leur imposition en modifiant leur comportement », explique la Commission.

Hiérarchie des prix

Chaque pays resterait libre d'utiliser cet argent comme bon lui semble, par exemple pour faire bénéficier certains contribuables de mécanismes de compensations financières. Aucun chiffre n'est cependant définitivement arrêté, les travaux restant encore à un stade très préliminaire. Le dossier, porté par le Commissaire européen à la fiscalité, Algirdas Semeta, devait faire l'objet d'un premier débat d'orientation entre les 27 commissaires le 26 mai. Il ne sera finalement discuté que le 23 juin. Les raisons officielles de ce report : l'agenda surchargé de la Commission. Mais si son président, José Manuel Barroso, est intervenu pour repousser l'examen du dossier, c'est aussi parce qu'il est politiquement délicat. Les mésaventures du gouvernement français dont le projet de taxe carbone, initialement fixé à 32 euros puis porté à 17 euros et enfin abandonné après des mois de débats, a laissé des traces. Par ailleurs, les partisans du projet de fiscalité verte s'inquiètent des mésaventures de la Commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, dont la volonté de porter de 20 % à 30 % les objectifs de réduction de CO2 de l'Union européenne d'ici à 2020 a été bridée, mercredi dernier, par la France et l'Allemagne (« Les Echos » du 26 mai). « Nous avons décidé de procéder à de nouvelles évaluations afin de mieux préparer nos débats », explique Algirdas Semeta. Deux sujets posent problème. Le bouleversement que le projet de directive pourrait causer, au moins de manière temporaire, dans la hiérarchie des prix des carburants, d'abord. Même si tout dépend de taux d'accise minimaux qui ne sont pas encore définitivement arrêtés, le nouveau dispositif pourrait porter le prix du diesel au niveau de celui de l'essence, par exemple, tandis que les biocarburants seront beaucoup moins taxés qu'aujourd'hui. Le champ d'application de la future taxe carbone, ensuite. Le commissaire à la Fiscalité souhaiterait y soumettre le chauffage domestique individuel ou encore le secteur agricole, ce qui ne pourra se faire sans certains aménagements, voire sans certaines concessions. « Nous souhaitons présenter notre proposition aussi tôt que possible », indique Algirdas Semeta. Sans se risquer à fixer un calendrier plus précis tant que la discussion du 23 juin n'a pas eu lieu. Le commissaire souhaite que la taxe carbone européenne, que devront entre-temps approuver les Etats membres (à l'unanimité) et les eurodéputés, soit en place en 2013. Quitte à envisager une entrée en vigueur progressive, par exemple jusqu'en 2018. Le temps de laisser certains pays s'adapter, comme la Pologne ou l'Allemagne, dont le charbon verrait son prix grimper en flèche.

15/12/2009

Lutter contre la précarité énergétique

2009-12-12-Conseil-National-Nouveau-Centre-Photo-V-Blocquaux_186.jpg« J'ai été particulièrement marqué, il y trois ou quatre ans, par une rencontre avec cette dame âgée de 75 ans. Nous étions chez elle, et j'ai pu remarquer qu'il ne devait pas faire plus de 15°C chez elle, tant nous y avions froid. Sa petite retraite ne lui permettait plus de payer sa facture d'électricité, et, même en plein hiver, elle ne chauffait quasiment plus chez elle. »

C'est au travers le récit de cette rencontre que Julien DEVEZE, Chef de file du Nouveau Centre pour les élections régionales en Languedoc-Roussillon, a illustré la situation des 3 à 4 millions de français considérés aujourd'hui en situation de précarité énergétique.

Cette notion émergente désigne la situation d'un ménage qui éprouve des difficultés, ou se trouve dans l'impossibilité de chauffer correctement son logement à un prix raisonnable. La précarité énergétique est au croisement de trois problématiques : la qualité thermique des logements, le coût de l'énergie, et les faibles revenus des ménage.

Après les différentes annonces d'EDF et de RTE (Réseau de Transport d'Electricité) sur les situations de pénurie et la nécessité d'importer de l'électricité pour la deuxième année consécutive cet hiver, il paraît évident, que l'accent doit être mis sur l'amélioration de la qualité thermique des logements.

C'est une problématique qui n'a pas échappé à Valérie LETARD, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie, qui mettra en place au mois de janvier, un observatoire national de la précarité énergétique  chargé de "mesurer les phénomènes de précarité énergétique dans le temps et les territoires afin d'en identifier le nombre, les causes, les facteurs et les conséquences" et d' "assurer le suivi des aides publiques et privées apportées aux ménages en impayés d'énergie et plus globalement aux ménages en situation de précarité". Les observations et résultats collectés permettront également de "suivre les impacts des politiques publiques mises en place" et de "mobiliser les acteurs concernés".

Julien DEVEZE pour sa part, a présenté une série d'actions que la Conseil Régional pourrait mettre en place pour réduire la « fracture énergétique ». Au premier rang desquelles, l'orientation de la formation professionnelle sur les éco-métiers du bâtiment afin de répondre à la demande émergente en isolation thermique ; mais également un dispositif de soutien à l'investissement pour les particuliers.

Pour aider, entre autres, ces personnes âgées, propriétaires de leur logement, mais dotées d'une très faible retraite, comme cette dame rencontrée par Julien DEVEZE, à se chauffer à un prix raisonnable !

  

Le Nouveau Centre propose :

La formation professionnelle de notre région doit s'orienter sur les éco-métiers qui permettront à nos logements d'être mieux préparés à l'augmentation inéluctable du prix de l'énergie

Entre 3 et 4 millions de ménages, dont la majorité (80%) n'habite pas dans le parc HLM éprouvent chaque hiver des difficultés à se chauffer. La création d'une aide régionale afin d'encourager les économies d'énergie permettra d'améliorer cet état de fait. Cette aide sera attribuée sous condition de ressources et s'ajoutera pour les personnes les plus modestes aux dispositifs existants. Elle prendra en compte le diagnostic énergétique du logement, qui sera effectué par un expert local et partagé avec l'occupant, ainsi que les travaux nécessaires pour réduire significativement la facture d'énergie.