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14/06/2010

La reconnaissance d'autrui: valeur du centre, valeur de l'apaisement

Energie au Nouveau Centre.jpgLors du débat animé par Jean-Marie CAVADA et Philippe VIGIER sur les valeurs du centre, l'une d'entre elle, citée par l'institut de sondage qui avait interrogé les français se disant centristes sur leurs convictions, a particulièrement marqué Dominique REYNIE, professeur à Sciences Po.

Elle l'a particulièrement marquée car il la considérait comme un marqueur essentiel du centrisme: cette valeur, c'était celle de la reconnaissance d'autrui.

Reconnaître autrui d'un point de vue social, c'est lui marquer son respect, c'est aussi accepter ses différences... c'est tout simplement une valeur républicaine importante qui mérite d'être rappelée.

Mais à mon sens, au sens centriste, cette reconnaissance d'autrui va encore plus loin, notamment sur le plan politique.

Elle implique notamment la conviction que l'autre n'a pas forcément tort, et surtout, que l'on a pas forcément raison tout seul. Dit comme cela, ça n'a l'air de rien, mais cela implique en réalité une véritable révolution dans la manière de voir et de faire la politique. Cela implique une véritable volonté d'établir des ponts, des consensus, des compromis, qui ne sont pas des compromissions. Cela implique de mettre un terme à la toute puissance du "Un", du père de la nation, pour que ce dernier accepte de se délester un peu de la lourde charge qu'est la conduite des affaires de la nation, sur l'ensemble de la communauté nationale représentée et rassemblée.

Oui, nous avons les moyens de trouver des terrains d'entente, des solutions équilibrées; le tout est d'accepter la contradiction, le tout est d'accepter les français dans leur diversité politique. En serons-nous capables? C'est en tout cas au Nouveau Centre qu'il revient d'en promouvoir le modèle.

 

04/06/2010

Etre centriste, c'est créer les conditions du dialogue entre la droite et la gauche

Etre centriste aujourd'hui en France, c'est vouloir des majorités d'idées qui puissent émerger du débat démocratique, de nos institutions.

Or ces dernières n'autorisent aujourd'hui qu'une chose: le culte de la personnalité, ou comme on dit aujourd'hui, la peopolisation... tout ça au détriment des véritables idées politiques.

C'est grave parce qu'on ne peut concevoir que l'expression politique des citoyens puissent se résumer à être de droite ou de gauche... un choix binaire et imbécile.

C'est grave parce qu'on ne peut concevoir qu'in fine, cette droite et cette gauche, soit selon qu'elle soit au pouvoir ou non, uniquement partagée par cette ligne de clivage: démagogues contre responsables...

Les français méritent mieux. Ils ont une culture politique qui les font de gauche à droite: "anarchistes, trotskistes, communistes, socialistes, socio-démocrates, radicaux, démocrates-chrétiens, gaullistes-sociaux, libéraux, conservateurs, nationalistes, identitaires, etc..." de quel droit sommes nous privés de cette expression politique? au nom du traumatisme qu'est l'instabilité gouvernementale? au nom du parlementarisme rationalisé? N'existe-t-il pas aujourd'hui d'autres solutions pour assurer la production législative?

Les français méritent mieux. Ils ont besoin de réformes profondes, et d'efforts importants qui ne souffriront plus la mauvaise foi de l'opposition. Elles nécessitent que chacune et chacun d'entre nous soit mis en face de ses responsabilités et admettent les efforts qui doivent être les siens, sans chercher de bouc-émissaires (les immigrés, les fonctionnaires, les entreprises, les jeunes, les retraités...), mais en balayant sur son palier et en se rémémorant les mots de JF Kennedy "ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays."

C'est tout ça être centriste, c'est ce que nous devons incarner pour notre pays. Pas seulement une position équilibrée entre la droite et la gauche, mais nous penser également comme la condition indispensable au dialogue de l'une avec l'autre.

Dans ce type d'argumentaire, je vous conseille également la note d'Alexandre Vatimbella, qui insiste également sur la nécessité de retrouver la proportionnelle à l'assemblée nationale.