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17/06/2013

L'association A Font de Nîmes réfléchit aux questions de sécurité

L'association A Fond de Nîmes tenait hier soir sa réunion thématique sur la sécurité. Une partie intéressante consistait à s'interroger sur la façon dont la ville de Nîmes pouvait parvenir à aider la justice dans les difficultés qu'elle rencontre pour faire face à la délinquance.

Car le manque de moyens auquel la justice fait face n’est pas sans poser problème pour apporter la réponse adaptée à chaque individu posant des faits délictueux.

Evidemment, la problématique est particulièrement criante chez les plus jeunes, qui, en vertu de l’ordonnance de 1945, les préserve, à mon sens, à juste titre, des peines d’emprisonnement qui pour moi, relèverait de l’école du crime, plus que toute portée éducative.

Et oui, justement, c’est la portée éducative du message qui importe, et il est nécessaire de bien le faire entendre à la fois aux jeunes, mais aussi à l’ensemble de la société.

Je suis très clair là-dessus, éducation vaut aussi sanction, car selon moi, l’un ne va pas sans l’autre. Un jeune cherche toujours ses limites et il est de la responsabilité de l’adulte de savoir les lui poser clairement.

Normalement, cette tâche devrait revenir aux parents, mais malheureusement, pour des raisons diverses, ceux-ci sont de plus en plus souvent, en difficulté pour élever leurs enfants.

Il devient donc du devoir de la société dans son ensemble de s’y substituer. Mais elle le fait avec difficulté. Que ce soit à l’école, que ce soit dans la rue avec les associations, ou avec les forces de l’ordre que sont la justice et la police, la distance n’est pas toujours facile à trouver pour les institutions, entre préservation des libertés individuelles, et sécurité publique.

Il importe d’équilibrer prévention et sanction, et je trouve personnellement que malgré ces difficultés, les initiatives vont dans le bon sens. La démarche des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance qui regroupent Collectivités territoriales, Education nationale, police, justice, institué par la loi de 2002, est une démarche plus que positive.

L’institution en 2007 du Conseil des Droits et Devoir des Familles est une bonne chose et qui permet d’établir très rapidement un lien entre le mineur qui pose un acte d’incivilité et ses parents, sur la façon de le remettre dans le droit chemin.

C’est un axe de travail qui mériterait d’être développé, car, compte tenu du public auquel il s’adresse, des auteurs d’incivilités, n’a pas encore les relais suffisants sur le terrain pour être pleinement efficaces.

La démarche des Etablissements de Placement Provisoire d’Observation et d’Orientation qui permettaient la mise à l’écart pendant 10 jours des primo-délinquants et leur prise en charge immédiate par les professionnels de la PJJ était une très bonne mesure. Elle offrait une solution pour un public auquel on a aujourd’hui du mal à répondre, comme les racketteurs, les voleurs de portables, ou ceux qui sèment la pagaille dans les transports en commun…

Il nous faut réfléchir à des solutions pour ces jeunes là qui sont ceux qui gâchent le quotidien de beaucoup d’entre nous, et qui eux gâchent leur avenir.

Aujourd’hui, la Ville de Nîmes dispose de dix postes de travail d’intérêt général qui a reçu 12 personnes pour un total de 1 613 heures. Il est important de le développer, au-delà du poste dédié au mineur qui sera mis en place dans le courant de cette année je crois, nous proposons de mettre en place un service spécifiquement dédié au développement de ces TIG, en collaboration avec le parquet.

 

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