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29/07/2010

Défendre la corrida, pour que le fond reprenne le pouvoir sur la forme...

ponce.jpgSaviez-vous que l’expression « une hirondelle ne fait pas le printemps » est d’Aristote. Le célèbre philosophe illustrait en effet ainsi son véritable propos : « un seul acte moral ne fait pas la vertu.»
 
De la même manière, le vote de la Generalitat Catalunya ne fera pas le printemps des anti-taurins. Ces derniers se voilent la face en y voyant le signe d’un mouvement massif, alors qu’il n’est que le fruit d’une alliance de circonstance avec les séparatistes trop heureux de voir dans ce vote l’occasion de porter un coup au pouvoir madrilène alors qu'ils considèrent la tauromachie comme un de ses symboles.
 
Cependant, s’il n’y a pas lieu de s’alarmer pour l’existence de la corrida en France, l’exigence démocratique doit nous conduire à nous méfier de cette dérive qui conduit notre société à plonger dans l’indifférence et l’uniformisation ; dans une sorte d’empathie (souffrir à la place de -en l'occurence du taureau) confortable au détriment d’un sympathie (souffrir avec - en l'occurence des autres humains) engagée…
 
Une exigence démocratique qui doit nous imposer de ne pas rester dans la procédure et le fait majoritaire au risque de sombrer chaque jour un peu plus dans la démagogie et la déresponsabilisation.
 

"Aristote avait déjà distingué, en matière d’éthique, la démarche déontologique qui s’attache à la « moralité intrinsèque » des actes, de la démarche téléologique, qui met l’accent sur leur finalité et leurs conséquences…"

Car si Alexis de Tocqueville critique avec une remarquable justesse le fait majoritaire rousseauiste, Aristote avait déjà distingué, en matière d’éthique, la démarche déontologique qui s’attache à la « moralité intrinsèque » des actes, de la démarche téléologique, qui met l’accent sur leur finalité et leurs conséquences…

Tout cela peut paraître bien éloigné de la corrida, mais la replace, au contraire, au centre du débat sur « l’esprit du temps ».
 
Les anti-taurins reflètent une époque où seule compte la procédure. Rejetant tout argument relatif aux rapports complexes qui régissent la relation « homme-animal » dans le milieu tauromachique, ils se contentent de constater des faits – nous pourrions même aller jusqu’à dire, des images, tant leur vision de la corrida est erronée. Ce qu’ils n’acceptent pas, ce n’est pas tant la « souffrance animale » qu’ils acceptent dans les élevages hors sol , c’est la vision de l’homme que l’aficionado leur donne qui les dérange. Ils prennent ce dernier pour une brute sanguinaire assoiffée de violence… alors que tous ceux qui auront déjà vu une corrida et rencontré un aficionado sauront que c’est généralement, tout l’inverse qui les caractérise. Il sont en effet en recherche d'un esthétisme, de la grâce, de la poésie, et d’une relation forte entre l’homme et la nature. Mais cela, les anti-taurins ne veulent pas le voir, ils ne veulent que leur vision uniforme de l’homme aseptisée et bien pensante. 
 
"N'y a-t-il d’ailleurs pas une certaine ironie à voir des associations se battre contre l'accès des mineurs à la corrida, art promouvant le courage, le respect et le dépassement de soi, et personne pour réagir contre la "propagation" à 18h, de Secret Story, sponsorisée par des préservatifs et des sites de rencontres hot, qui exhibe en permanence ragots, et coups fourrés de candidats aussi vils les uns que les autres...?"

Et c’est bien cela qui doit nous inquiéter ! Car cette vision de l’homme n’en est pas moins totalisante, et s’applique de façon insidieuse à bien des aspects de notre vie quotidienne. Une vision de l'homme dont la "morale" n'est guidée que par des actes simples: ne pas fumer; boire avec modération; manger moins gras, moins salé, moins sucré; mettre sa ceinture de sécurité; consommer; donner au téléthon - autant d'actes que nous devons accumuler pour répondre à une contrainte morale purement procédurale... à l'extrême de cette logique, l'hypocrisie poussée à outrance sur la question de l'euthanasie, et la distinction entre euthanasie passive et active et dérsesponsabilise le médecin et le patient. Alors hâtons nous de nous méfier du fait majoritaire et de la judiciarisation procédurière qui nous entraînent chaque jour un peu plus vers le délitement de toutes les structures intermédiaires entre l’Etat et l’individu que sont les traditions, les associations, la famille.
 
N'y a-t-il d’ailleurs pas une certaine ironie à voir des associations se battre contre l'accès des mineurs à la corrida, art promouvant le courage, le respect et le dépassement de soi, et personne pour réagir contre la "propagation" à 18h, de Secret Story, sponsorisée par des préservatifs et des sites de rencontres hot, qui exhibe en permanence ragots, et coups fourrés de candidats aussi vils les uns que les autres...?
 
Pour ma part, j’estime que l’exemple donné à notre jeunesse par ces jeunes gens est largement plus nocif que la vue du sang d’un taureau tombé noblement dans l’arène. Mais ce sentiment semble de moins en moins partagé car ce qui importe aujourd’hui, comme l’anticipait dès les années 60 Edgar Morin dans « L’esprit du temps »,  ce n’est pas le dépassement de soi, l’abnégation, et le travail esthétique, mais uniquement le paraître de l’individu face à la masse et le culte hédoniste du « moi » et sa totale déresponsabilisation…
 
C’est sans doute là que se cache la véritable barbarie moderne, comme « Eichmann à Jérusalem », sans méchanceté, dans la froideur de la procédure et de la machinerie bureaucratique (ou consumériste, pour ce qui est du libéralisme), du nihilisme, et de l’inconscience… dans la banalité du Mal !
 
Alors, à toutes les personnes amorphes qui se disent vaguement anti-corrida, dont la passivité et l’ignorance sont exploitées par les quelques tartuffes activistes totalitaires de la cause animale, relisez Aristote, et souvenez vous, comme lui « qu’en toutes choses, c’est la fin qui est essentielle… »

Commentaires

Vous faîtes un constat simple : nous vivons dans une société consumériste, individualiste, où s’observe le déclin des mœurs et de la Culture. Lamentons-nous comme Cicéron, « ô tempora, ô mores ! ».
Vous admettrez néanmoins que vous formulez là un jugement moral partial et caricatural sur notre société. Mais c’est votre avis personnel, on ne vous en tiendra pas rigueur.
Par contre, faire des opposants à la corrida les emblèmes de ce supposé déclin, c’est une aberration ! Mobiliser les notions de la philosophie politique pour tenter de justifier la pratique archaïque de la corrida, là c’est trop fort. De qui se moque-t-on ?

Je vous répondrais en prenant pour référence la sociologie politique de Norbert Elias (La civilisation des mœurs, Sport et société : la violence maîtrisée) et de Michel Foucault (Surveiller et punir).
Ces auteurs montrent qu’en Occident s’observe à partir de la Renaissance un lent refoulement de l’animalité humaine, de sa brutalité, une renonciation à la violence. C’est ainsi qu’on interdit les duels, la torture, les exécutions publiques…

Le seuil de tolérance à la violence s’abaisse constamment. En déduire que la Société serait de ce fait en déclin depuis 5 siècles est tout simplement une stupidité, tout le monde sera d’accord.
Ce processus civilisationnel conduit plus tard à l’adoption des Droits de l’Homme, à la condamnation de la peine de mort.

Ce rejet de la violence prend enfin la forme au XXème siècle, grâce aux progrès de la Science (notamment grâce à Darwin qui fonde l’éthologie), d’une prise en compte de la souffrance animale (comparable en tout point à la souffrance humaine).
C’est ainsi qu’on interdit les combats d’animaux, que l’on réglemente les essais cliniques, que l’on modifie les méthodes d’abatage ou que la cruauté envers un animal est condamnée (art. 521-1 du Code pénal).

Or, jusqu’à aujourd’hui en France, la corrida bénéficie d’une impunité incompréhensible. Elle n’est en effet que l’ersatz d’une tradition qui exalte la virilité, le combat sanglant, la lutte mythique de l’homme avec la bête. Une tradition digne des jeux du Cirque romain !
C’est un spectacle d’un autre âge, qui n’a plus de raison d’être tant il a perdu son sens et sa signification, dans notre société de l’apaisement et du respect de la vie.

Oui, au nom de la tradition vous voudriez soutenir la pratique anachronique, et jugée abjecte par bon nombre, de la corrida.
D’autres, au nom de la tradition, justifient le port de la burqa…
Vous voudriez nous faire croire que c’est une pratique honorable.
Où est « l’esthétisme » quand on plante, pour le plaisir du jeu, des lames dans le dos d’un animal vivant ?
Où est la « grâce », quand la bête agonisante s’effondre épuisée sur le sol, attendant une mort libératrice de souffrances ?
Où est la « poésie », lorsque le sang se mêle au sable de l’arène ?

La relation entre l’homme et la Nature s’incarnerait donc pour vous dans la mise en scène grotesque d’un animal mis à mort ? Et bien ! Vous avez une piètre idée de ce qu’est la Nature et de ce que l’homme lui doit.
Sachez que même les chasseurs rendent les honneurs à l’animal mort à la fin de la battue, ce dont les toréadors d’opérette se dispensent sans gêne aucune.

La corrida est une barbarie, l’allégorie d’une prétendue supériorité humaine sur l’animal. Rien ne peut plus la justifier, à part des intérêts économiques, bien peu louables et ridicules comparés au prix de la vie.
La Société où l’argent est roi, voilà peut-être la meilleure preuve de notre décadence !

Écrit par : Vincent Métivier | 30/07/2010

Je n'aime pas la corrida. La seule fois que j'en ai vu une je me suis emm.... ! Je suis sans doute trop bête et je n'ai pas été touché par la grâce du spectacle
Mais je suis absolument contre toute interdiction ! En ignorant je dirai juste que éventuellement on pourrait interdire les mises à mort. Mais tu vas me dire que une corrida sans mise à mort n'est pas une corrida.

Voila vu le débat en ce moment entre les pro et les anti, j'ai plutot une position neutre : laissons les aficionados vivrent leurs passions et pour les autres comme moi, ben restons chez nous !

En revanche concernant les sponsors avant Secret Story, je trouve très bien qu'à 18h, il y ait une pub pour les préservatifs. La lutte contre le sida est un sujet bien trop grave !

Écrit par : nicolas | 30/07/2010

@Vincent: J'aimerais beaucoup croire en votre foi sans limite pour la notion de progrès, mais je suis au regret de vous dire que le XXème siècle est passé par là...

La société moderne soumise au progrès est moins violente, moins brutale, moins sauvage dans ses rapports sociaux quotidiens, certes... mais, c'est se cacher la vérité de la barbarie non moins cruelle inhérente à la modernité... une barbarie qui commençait généralement d'ailleurs par vouloir des hommes nouveaux, et remettre à plat les traditions pour en créer de nouvelles.

Je suis un humaniste convaincu, et j'espère qu'il sera capable de répondre aux défis qui l'attendent et qui, je le crains, vous amèneront rapidement à vous préoccuper d'autres choses que du sort des taureaux, que vous connaissez par ailleurs fort mal.

Votre combat est puéril pour de multiples raisons: la première, c'est que, comme Aristote le disait, "un seul acte moral ne fait pas la vertu..." et qu'aimer les animaux, c'est bien beau, mais en aucun cas, ça ne fait de vous de bons "humains". Vous baignez dans un anthropomorphisme puéril, que je peux tout à fait comprendre, car j'ai aussi des animaux auxquels je suis attaché, et à propos desquels j'aimerais parfois dire "ils ne leur manque que la parole..." Mais reconnaissez que la valeur d'une vie animale n'a rien à voir avec la valeur d'une vie humaine... La force morale de la cause animale me paraît donc bien faible.

Par ailleurs, comme je le disais dans l'article, pourquoi ne pas vous en prendre, en premier lieu, à l'élevage hors sol, et à l'industrie agro-alimentaire... vous nous parlez de méthodes d'abattage, mais prendrez-vous un jour, le temps de regarder un tout petit peu plus loin que le bout de votre nez, et regarder les conditions de vie de ces bêtes... Allez-y là, de votre satané anthropomorphisme: que préférez vous, naître et vivre enfermés dans quelques mètres carrés et mourir sans souffrances, ou vivre en semi-liberté en mourant certes plus lentement mais dans la dignité?

Bref, vous êtes une bande d'enfants dilettantes à qui l'on donnerait le droit de juger d'affaires d'adultes, guidé par des tartuffes et des illuminés qui n'ont pas trouvé d'autres causes sur notre planète que celle des taureaux de combat?

Et si je pouvais seulement vous convaincre en quelques mots de l'état d'esprit bienveillant des aficionados véritables à l'égard des toros, sachez simplement que leurs plus grands et beaux souvenirs sont ceux des taureaux graciés dans les arènes...

Expliquer pourquoi on aime la corrida est aussi difficile que de dire pourquoi le beau est beau. Alors pensons au rapport entre la force brute du fauve et la fragilité de l'homme. La douceur d'une ligne de muleta sur le sable face à la brutalité de la bête. Le temple imposé à la force. Pensons à l'or des costumes face à la noirceur du taureau. Les jeux d'ombres et de lumières entre ces deux être que tout oppose qui se rassemblent en une fin d'après midi. La tragédie de la vie et de la mort résumés en 1/4 d'heure et vingt passes.

Bref relire Hemingway vous permettra de retrouver l'essence de la corrida, et vous permettre de penser que les aficionados ne sont pas des barbares, des hooligans assoifés de sang... nous sommes au contraire de ceux chez qui il reste une once de romantisme, de spiritualité, et de transcendance dans cette époque sans émerveillements.

Pardonnez par avance mon emportement, mais je crois que l'aficion est à bout de patience de vos diktats...

Suerte

Écrit par : Julien | 30/07/2010

@Nicolas: Avoir vu une corrida te rend sans doute plus tolérant à cet égard que ceux qui n'ont vu que les images de la propagande anti-taurine.

Pour ce qui est des préservatifs, je comprends ton point de vue, encore que je serais curieux de connaître la moyenne d'âge des téléspectateurs, et quant au site de rencontres par webcam c'est aberrant!

Écrit par : Julien | 30/07/2010

Il est curieux d’observer que vous rejetez avec virulence le « diktat » de la modernité –c’est votre droit – sans vous rendre compte que vous êtes totalement livré à un autre ordre, le diktat de la tradition. Vous vous enfermez par la même dans une attitude conservatrice, qui consiste à s’accrocher sans ciller à une chose qui apparaît pour bon nombre archaïque et intolérable.

Que ne fait-on pas et que ne justifie-t-on pas au nom de la tradition, en effet ! Vous vous prétendez humaniste, j’ose croire qu’un humaniste a une vision plus universelle qui balaye le monde au-delà de son village et de ses congénères. Vous mentionnez très justement le XXème siècle et ses tourments, lui qui nous apporta la preuve, s’il en était besoin, que la barbarie à visage humain existe.

Et bien je vous invite à contempler le monde actuel, là où la modernité ne s’est par encore tout à fait imposée, contemplez le spectacle sanglant de la barbarie ordinaire : ces chiens suspendus avec un crochet dans le cou en Chine ; ces jeunes phoques écorchés vifs sur la banquise canadienne ; ces requins rejetés vivants à la mer après qu’on leur a ôté leurs ailerons au Japon…

Tout cela se fait au nom d’une tradition immémoriale ! Les gens ont toujours procédé ainsi donc il ne peut en être autrement, l’acte en devient légitime : le raisonnement est implacable. L’humanisme, monsieur, est au contraire un combat contre l’obscurantisme, ses dérives, ses égarements.
Il n’y a en cela rien de puéril, il s’agit seulement de vivre avec son temps et de se tourner vers l’avenir. Des hommes se sont un jour dressés contre l’industrie esclavagiste, immémoriale elle aussi, et l’on fait disparaître au nom du droit moderne. Il doit en être de même pour la corrida.

Je ne récuse pas le qualificatif d’ « anthropomorphisme », je le préfère de loin à votre anthropocentrisme qui vous conduit à justifier le spectacle affligeant qui se déroule au sein d’une arène, spectacle où l’homme tente de prouver sa force et sa supériorité sur l’animal, son droit de vie et de mort sur les autres créatures : l’homme se prend brièvement pour un demi-dieu.
Il est évident pour moi qu'une vie animale à le même prix qu’une vie humaine (l’homme n’est somme toute qu’un vulgaire singe évolué) dans le sens où chaque être à droit au même respect et à la même dignité dans la mort.

Il n’y a rien de digne dans la mort d’un taureau, affaibli tout du long par la pique et les banderilles, et à qui le « courageux » toréador vient sectionner le cervelet à coup d’épée. Il n’y a là que la beauté d’un bourreau, toutes les fioritures clinquantes et rutilantes qui ornent cette exécution n’en atténuent pas le dénouement.

Vous aimez à vous dédouaner de cette barbarie en invoquant la tout aussi condamnable claustration des bêtes que l’on destine à l’abattoir. L’existence d’une ignominie ne peut en cautionner une autre.

À l’heure où l’écologie bien-pensante nous envahit, nous enjoignant de trier nos ordures ou d’acheter des ampoules basse consommation, à l’heure où se généralise cette catégorie de « bobos » qui veulent se donner bonne conscience en faisant un don annuel au WWF ou en achetant des produits « bio »…
Face à ces stupidités qui constituent la préservation de la Nature à travers le miroir déformant de l’anthropocentrisme, il y a des actes concrets à réaliser en faveur de la dignité animale et du respect des êtres de cette planète. L’une d’entre-elle est l’interdiction de la corrida.

Je ne doute pas que la pensée humaniste, la vraie, vaincra bientôt une tradition dont vous êtes l’un des derniers hérauts, car on ne peut pas arrêter la marche du progrès. La soif de création et de liberté de quelques-uns l’a toujours emporté sur l’instinct destructeur et autoritaire d’une majorité d’autres.

Vous m’invitez à relire Hemingway, je ne peux que vous invitez à mon tour à relire Voltaire ou, plus près de nous, Malraux, qui écrivait : « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie ».

Écrit par : Vincent Métivier | 02/08/2010

Il n'y a aucun courage à enfoncer des piques dans la chair d'un animal quelqu'il soit. Aucun courage à se battre contre un taureau qui est seul alors que le toréador dispose d'hommes qui s'empresseront d'accourir à son secours si celui-ci venait à ne plus avoir le dessus.
Tu te crois certainement plus intelligent, et supérieur face aux anti-corrida, en pondant des citations que tu ne comprend pas à tout bout de champs et en déformant selon ton bon vouloir des notions élémentaires. Tu donnes une image erronée des anti corrida, et ton article ne vaut rien car tu ne cesse d'y associer des faits et des idées sans aucuns rapports. Tu ose dire que les anti corrida sont des "activiste totalitaires" ?? Mais ne décelle-tu pas l'ironie et le ridicule de ce que tu dis ? En donnant une telle image des "anti corrida" qui selon toi sont des bien pensants hypocrites, amorphes et dénués d'intelligence...ne vois-tu pas que c'est TA vision qui est totalitaires ?
Deux notions élémentaires que je vais te donner : la vie, et la mort. Des notions qui nous dépassent, même nous les êtres humains. La vie n'est pas une chose anodine, chaque vie sur terre a impact, une importance, des conséquences. Nous ne pouvons pas nous permettre de reprendre des vies, humaines ou animales, et surtout pas d'une manière aussi douloureuse, teintée de sang, et inutile qu'est la corrida. Ton raisonnement est ridicule, tu veut défendre la corrida pour conserver des valeurs mais tu n'a même pas idée de la notion de vie et de mort.
Ta vision des choses est particulièrement effrayante, car il semble que tu tourne les choses à ta manière, pour toi "les faits" auquels s'attacheraient les anti-corrida ne sont pas si importants. Ne comptent que la vision des pro corrida. On peut aller très loin en suivant ce raisonnnement...
Le monde n'est-il pas suffisamment à feu et à sang ? A t-on besoin d'hommes à la virilité frustée qui s'affichent dans des arènes pour afficher une prétendue noblesse, un prétendu courage alors qu'ils ne font que répandre toujours plus de sang ?
Répandre du sang n'a rien d'honorable, des hommes ont autrefois versé le leur dans des guerres afin de sauver leur pays, afin de rétablir une paix, un ordre qu'ils croyaient nécessaire à la survie de ce monde. Beau remerciement que le nôtre, l'espèce humaine, qui souille de plus en plus la planète où elle vit, qui tue sans scrupule la nature qui est essentielle à notre survie.
L'animal et l'être humain sont absolument différents. Les Hommes ont des interêts propres, que les animaux n'ont pas. Ils peuvent tenter de cohabiter ensemble le mieux possible. Il y aura toujours l'un d'eux qui sera supérieur à l'autre. Mais en aucun cas on peut jouer de cette supériorité dans des amusement sadiques.
Observe les animaux dans la nature...Certes, il y'a une chaîne alimentaire, des animaux en tuent d'autres avec férocité,...mais y'a t-il le geste de torturer ? Non. La corrida comporte la torture, qui n'existe pas dans la nature. La corrida va à l'encontre même de la nature. Dans la corrida, on tue pour tuer. On ne tue même pas pour se nourrir, ou pour rester en vie, on tue pour tuer, simplement. Il ne s'agit pas d'une "relation forte entre l'homme et la nature", car il n'y a dans cet acte rien de naturel.
"Qui suis-je pour me donner le droit de vie et de mort ?" Ceci est une citation d'une chanson . Et elle a bien plus sa place ici que tes citations excessives qui perdent leur valeur tant tu en fais l'usage.

Écrit par : Demoiselle de W.H | 06/08/2010

@Vincent: Bien que vous ayez un talent pour l'écriture, j'ai toujours l'impression de lire les mêmes "arguments" chez les anti-corrida (vous parlez longuement de traditions, mais à aucun moment, je n'ai utilisé cet argument) et, pour l'instant, je n'en ai pas trouvé un capable de s'adapter aux arguments des aficionados...
Ces derniers sont souvent plus variés car attachés à une expérience personnelle, qui nous donne donc des raisons personnelles et donc originales de défendre la corrida... peut-être parce que vous parlez de quelque chose que vous ne connaissez pas. Moi dans ces cas là, je me tais.

Sachez d'ailleurs que la faena, ce que vous appelez fioriture et ornements, ont une utilité pour la mise à mort finale du toro... mais tout cela ne vous intéresse pas.

Revenons donc à votre argumentation sur deux points: un de vos copier/coller déjà lu mille fois sur l'élevage hors sol.
"Une ignominie ne doit pas en excuser une autre." OK, mais où sont les manifestations devant ces élevages? Où sont les campagnes de pub et les panneaux 4 par 3... une ignominie semble avoir plus d'importance à vos yeux qu'une autre...
Et cela de manière très injuste! Car à aucun moment vous ne répondez à cette question... si c'était vous le taureau que préfèreriez-vous? Une douce vie avec une mort difficile, ou une vie difficile et une mort douce?

Je ne crois pas réussir à vous faire changer d'idées... mais si au moins vous pouviez vous intéresser à autre chose qu'à la corrida, cela vous permettrez de vous apercevoir que l'écologie et la préservation des ressources ne sont certainement pas des tartufferies, mais bien le défi que nous pose le monde aujourd'hui et pour les décennies à venir.

Écrit par : Julien | 12/08/2010

@l'anonyme: merci de ne pas me tutoyer, ou alors, si nous nous connaissons, merci de dévoiler votre identité.

Écrit par : Julien | 12/08/2010

Bravo Julien,

Tu as raison de ne pas te laisser faire! Ces abolitionnistes sont de mauvaise foi, et tu as raison de démonter leur litanie...

Anti-taurins: Arrêtez de vouloir donner votre avis sur ce dont vous ignorez tout!

Écrit par : Victor Feragano | 13/08/2010

La corrida ce n'est en effet pas que de la tradition, c'est aussi savoir donner du sens à la vie... je partage tout à fait votre analyse Julien quant aux valeurs de notre société.

Écrit par : André Despierres | 16/08/2010

Article brillant que je cautionne de bout en bout. Quant aux diverses élucubrations abolitionnistes qui agrémentent la rubrique "commentaire", vous aurez du mal à passer pour autres chose que de vulgaires Ravaillac liberticides.

Chaque facette du prisme bien-pensant que vous nous proposez ne dépasse jamais le simple écueil du totalitarisme, et je pèse mes mots, la volonté farouche de priver une catégorie de gens de leur liberté la plus fondamentale. La morale est contre vous, du simple fait que votre liberté de pensée s'arrête aux frontières mêmes de vos personnes, et qu'elle n'a aucune légitimité sur vos semblables.

Écrit par : Clemenules | 20/02/2011

Bonjour,
J'attends avec impatience l'abolition de la corrida en France. L'esclavage a été aboli et ses défenseurs ont disparu, tout comme vous devriez disparaître. Et vos paroles abjectes montreront que l'humain est capable d'évoluer en bien, une fois de plus.
Vos arguments sont à vomir : "Pas de campagnes contre l'élevage hors sol" C'est faux, bien entendu, et vous le sauriez si vous vous sortiez de votre mentalité complètement dominée par le sentiment de supériorité vis à vis des animaux et de leurs défenseurs.
Sortez donc de votre fange, utilisez votre intelligence pour dire des choses intelligentes.

Écrit par : Pierre | 01/06/2012

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