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28/04/2010

La réforme des retraites: un véritable test pour notre démocratie

Les élections régionales tout juste passées, à l'heure où Georges FRECHE commence déjà à renier ses promesses de campagne , notre démocratie va devoir subir un nouveau test.

Ce nouveau test, c'est celui de la réforme des retraites, et, il en dira long, sur la capacité de nos institutions à produire des solutions pérennes sur les grands défis que l'avenir nous pose. Nous sommes cependant en droit d'en douter tant, il semble, depuis 2002, avoir vu se succéder les débats et les mesures pour "garantir" l'avenir de notre système de retraites par répartition.

Or en 2010, le problème se pose exactement dans les mêmes termes qu'en 2002, lorsque François FILLON était ministre du travail et des relations sociales. Il n'y a qu'à voir les pétitions lancées sur le net par "générations sacrifiées" pour mesurer le degré d'angoisse que les jeunes peuvent ressentir en constatant qu'ils cotisent aujourd'hui à un système qui a chaque année de moins en moins de chances, faute de réformes courageuses, d'exister à l'âge où ils pourront en profiter... de quoi vivront-ils alors?

Pourtant, chaque responsable politique à des propositions à faire, et l'idée du débat ne peut être que soutenue par les démocrates que nous sommes. Le Nouveau Centre a d'ailleurs déjà exprimé certaines orientations qu'il estime d'avenir, comme la création d'un régime unique par points qui permettrait une retraite "à la carte", souple et capable de prendre en compte la pénibilité des emplois.

Encore faut-il cependant que tous les représentants du monde politique soient ainsi prêts à jouer le jeu démocratique du débat et de la concertation.

Ce n'est, semble-t-il, pas le cas des socialistes, et de Martine AUBRY en particulier. L'initiatrice de la "courageuse et responsable" (permettez-moi ce trait d'ironie qui sied au propos de la première des socialistes) mesure dite des "35 heures" ne nous a, en effet, pas étonnés, en affirmant disposer de "ses solutions" pour la réforme des retraites, mais nous a profondément "déçus" en préférant ne pas en faire part... voir la vidéo du "Petit Journal"

Une illustration supplémentaire de l'absurdité d'un système politique qui ne vit plus pour faire avancer des idées, mais uniquement pour récupérer la totalité des pouvoirs, remise en jeu tous les cinq ans. Ne pourrait-on pas un jour envisager un système institutionnel qui favorise le dialogue, les propositions, l'objectivité et la recherche du consensus... Ne pourrait-on pas un jour envisager que l'opposition et la majorité puissent se retrouver sur des sujets majeurs, sur leurs points communs plutôt que de chercher à étaler leurs différences,  à rejeter des idées, aussi bonnes soient-elles, uniquement au prétexte de ne pas en être à l'origine?

Espérons que ce débat sur les retraites permettra d'entrevoir quelques espoirs à ce sujet... dans le cas contraire, c'est la mère de toutes les réformes, la réforme institutionnelle, qui deviendra un préalable à toute action politique dans notre pays.

05/04/2010

Jean-Marc Jancovici en conférence à Nîmes

JM Jancovici.jpgIl y a seulement quelques jours, une nouvelle augmentation du prix du gaz était annoncée par GDF. Elle fait suite - six mois après, selon une obligation contractuelle avec les pays producteurs - à l'augmentation du prix du pétrole. Avec ou sans taxe carbone, nous pouvons donc constater une fois de plus que nous payons régulièrement, toujours et encore, plus cher, notre énergie.

Alors pourquoi ne pas décider, dès aujourd'hui, de nous adapter à l'augmentation inéluctable du prix de l'énergie? Pourquoi ne pas en profiter pour faire évoluer notre fiscalité vers des critères écologiques plutôt que de la faire peser sur notre travail quotidien.

C'est ce raisonnement, de bon sens, mais qui nécessite beaucoup de courage de la part de nos gouvernants, que Jean-Marc JANCOVICI, ingénieur, polytechnicien et spécialiste des questions énergétiques, viendra tenir le lundi 12 avril à 18h30 dans l'auditorium de l'Hôtel Atria à Nîmes, répondant ainsi à l'invitation du député Yvan Lachaud.

Nous vous y invitons à venir nombreux.