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27/02/2010

Julien DEVEZE invité de Politiques à la Ferme au Salon Millésime Bio de Montpellier


Politiques à la Ferme est une nouvelle émission qui propose aux politiques de rencontrer, sur le terrain, les agriculteurs de leur région. Julien DEVEZE était leur invité le 25 janvier dernier lors du salon Millésime Bio.


Politiques à la Ferme, Episode 2 : Languedoc Roussillon
envoyé par tv_agri. - L'actualité du moment en vidéo.

18/02/2010

Questions des Jeunes européens sur les Régions et l'Europe

L'Europe dans votre région :

Si vous êtes élus, quelles seront vos priorités dans l'utilisation des financements européens ? Quel bilan dans votre région ?

La gestion des fonds européens par les régions françaises est actuellement très insuffisante. Alors que la France est le premier pays contributeur financièrement de l'UE, notre pays se situe dans la moyenne basse en terme de consommation des crédits européens auxquels elle peut prétendre. 

En terme de priorités, nous affecterons les crédits européens prioritairement dans l'innovation, la recherche et le développement durable au service du citoyen et de notre compétitivité. Je crois aussi qu'il faut orienter les aides européennes à l'agriculture selon les problématiques spécifiques qui sont les nôtres (agriculture à forte demande en main d'œuvre notamment).

Afin d'éviter que ces fonds soient détournés de leur objectif initial, vers, par exemple le budget de fonctionnement (la part de l'investissement dans le budget régional étant tombé à 34% aujourd'hui), nous proposons le « fléchage » de ces fonds.

 

Quelle lisibilité pour l'action européenne ? Les préfectures ont-elles trop de poids dans la gestion des fonds communautaires ?

Il faut associer les députés européens aux démarches régionales, et que la collectivité régionale leur permette d'être un relais efficace dans les demandes de financement.  Damien ABAD et Yvan LACHAUD, ont rencontré les maires de la circonscription de ce dernier pour les aider à rendre éligibles leurs projets aux financements européens. Nous avons besoin de nos députés européens sur le terrain, comme eux ont besoin de l'appui des élus locaux et des collectivités pour suivre les dossiers... une synergie est facile à trouver dès qu'on souhaite la mettre en place.

Afin de faciliter cette démarche, le Nouveau Centre propose que la gestion des fonds européens (FEDER, FEADER et FSE) soient confiés aux régions plutôt qu'aux préfectures, pour optimiser leur utilisation. Ceci contribuera à simplifier l'instruction des dossiers des fonds européens.

Pour ce faire, nous proposons également la création d'un véritable service des affaires européennes dans chaque administration régionale, sous l'autorité d'un Vice-Président en charge des affaires européennes.

 

Le drapeau européen sur l'Hôtel de Région ?

 Evidemment, j'y suis favorable, mais il me semble qu'il est déjà présent... en tout cas, c'était le cas du temps de Jacques BLANC.

 

 VOTRE REGION EN EUROPE :

Quels sont les atouts européens de votre région ?

Des atouts naturels fantastiques, et un placement privilégié vers l'euro-méditerranée. Notre région est un carrefour où se mêlent de nombreuses cultures, un ensoleillement exceptionnel qui est un atout tant pour le tourisme que pour le développement des énergies renouvelables. Nous devrions être leaders européens en la matière, mais les espagnols et les allemands font nettement mieux que nous. Même en France nous sommes mal positionnés, la région Poitou -Charentes est plus en avance que nous, c'est dire...

Il faut nous inscrire pleinement dans le plan solaire méditerranéen, mais personne ne le fera à notre place, si nous, languedociens, ne nous positionnons pas fortement.

 

Les régions de chaque Etat sont en compétition à Bruxelles pour défendre leurs intérêts, comment comptez-vous représenter votre région, quelles ressources financières et humaines comptez-vous allouer à ces missions ?

Comme je l'ai dit précédemment, nous comptons mettre en place un service directement dédié à l'Europe, sous l'autorité d'un Vice-Président. Avant l'arrivée de l'actuelle majorité, le Président du Languedoc-Roussillon, Jacques BLANC, était aussi celui des « Régions d'Europe ».

 

Certaines régions ont développé depuis plusieurs années des mécanismes d'aide à la mobilité des jeunes en Europe. Quels sont vos objectifs en ce domaine ?

 Nous souhaiterions créer un Erasmus des apprentis, qui reposera sur deux piliers : la généralisation de l'enseignement d'une langue vivante dans les formations et le développement de la mobilité internationale telle qu'elle se pratique dans l'enseignement supérieur ou chez les Compagnons du Devoir.

 

Avez-vous l'intention de mettre en place ou de renforcer des coopérations avec des régions d'autres pays ? Dans quel but ?

Il faut naturellement renforcer nos liens avec la Catalogne, et plus globalement avec l'ensemble de l'Euro-région (qui regroupe également la Navarre et Midi-Pyrénées). En particulier dans le domaine de l'emploi et des transports.

Il faut aussi, je le re-dis, occuper toute notre place dans la construction de l'euro-méditerranée qui sera un enjeu majeur dans les années à venir notamment en raison du développement inéluctable des énergies renouvelables.

16/02/2010

Faire vivre notre agriculture

Avec Michel Dumas.jpgLa question agricole est pour notre pays un enjeu majeur. Elle l'est encore plus en Languedoc-Roussillon où nos viticulteurs, nos arboriculteurs, nos maraîchers, sont à la base de notre développement rural, de notre aménagement de territoire et constituent une grande part de notre économie.

Or, depuis des années, l'agriculture méditerranéenne est en crise. Aujourd'hui, pour 8 agriculteurs qui s'arrêtent, seul un jeune reprend une exploitation, à ce rythme, dans dix ans nous n'en aurons plus! Fortement demandeuse en main d'oeuvre, peu éligible aux subventions européennes de la PAC, notre viticulture, notre arboriculture souffrent face à la concurrence et si nous voulons éviter que des friches viennent prendre la place de nos vergers et de nos vignobles, nous devons, d'urgence, mettre en place les conditions de notre réussite!

D'abord, grâce à une baisse des charges significatives à laquelle travaillent nos parlementaires. Bruno LE MAIRE, Ministre de l'Agriculture a ainsi annoncé un plan d'allègement de 170 millions d'€ pour faire passer le coût horaire du travail temporaire chargé à 9€20 au lieu des 10€50 actuels. Il faut savoir qu'en Allemagne, au système social pourtant équivalent au notre, ce coût est de 8€. Mieux vaut que notre système social puisse percevoir 2€ sur un millier d'emplois que 5€ sur 300...

Il faut également aider les producteurs dans leur faculté à négocier les prix de vente de leurs produits. D'abord par une entente entre eux, comme cela se fait dans de nombreux pays du monde sur des prix planchers à ne pas crever, et qui évitera notamment, en grande partie, les ventes promotionnelles, qui sont systématiquement des ventes à perte. Ensuite, et nous entrons là dans la sphère de compétence du Conseil Régional, en les aidant à développer leur propre démarche commerciale.

"Ce matin encore, sur la ZAC du Petit Verger à La Calmette, j'ai pu rencontrer un distributeur indépendant qui se fournit en produits frais quasi-exclusivement dans le sud de la France (PACA & LR). Cela ne se répercute absolument pas au niveau des prix, donc pas d'incidence pour le consommateur, et le distributeur et le producteur s'y retrouvent en réduisant les intermédiaires. C'est plus de travail pour le distributeur, mais il y gagne une lisibilité commerciale citoyenne de proximité et de qualité que les consommateurs apprécient!"

C'est notamment ce qui permet à de nombreux viticulteurs de s'en sortir financièrement qu'ils soient en cave particulière, ou en cave coopérative.

"Présent hier, à Fons Outre Gardon (voir photo avec Michel Dumas), j'ai pu rencontrer le Président et le Directeur de la cave coopérative, qui une fois de plus, m'ont largement démontré tout l'intérêt de la vente directe. Avec Raymond COUDERC, nous allons oeuvrer pour aider nos agriculteurs, nos viticulteurs à se développer commercialement et sortir du goulot d'étranglement de la grande distribution et du négoce."

De la même façon, notre région ne s'est pas assez engouffrée dans la voie qui permettra de conjuguer deux des pièces maîtresses de notre millesime bio.jpgéconomie que constituent le tourisme et notre patrimoine agricole. Le tourisme vert ou agri-tourisme doit être soutenu par la région en permettant aux agriculteurs qui souhaiteraient se doter d'un équipement touristique de bénéficier de formations, et d'aide aux travaux nécessaires. Plus largement, il est des secteurs de notre département qui mériteraient d'être connus des touristes en créant des itinéraires gastronomiques qui faciliteront leur accueil dans les caves de nos départements.

Tout ce qui permettra à nos agriculteurs de diversifier leurs revenus et de maintenir leur activité doit être envisagé et favorisé. Je pense notamment au développement des projets de couverture photovoltaïque sur les toits des bâtiments agricoles, mais aussi, sans "miter" ni gréver nos terres de qualité, permettre à ceux dont la situation est la plus délicate d'installer, dans le cadre d'une future véritable filière régionale duement réglementée, des panneaux solaires.

Notre agriculture est de qualité, elle bénéficie du savoir-faire d'hommes et de femmes qui cultivent leur terre avec passion! Nous devons aujorud'hui les aider à en vivre comme il se doit!

Raymond Couderc en a bien conscience et s’est engagé à lancer un plan de relance viticole s’appuyant sur quatre grands axes :

-         Sécuriser le potentiel viticole (notamment  par la mobilisation et l’utilisation rationnelle de l’eau, le soutien aux efforts des metteurs en marché à travers une charte régionale  répondant à des critères de développement durable et un développement oeno-touristique puissant).

-         Conforter le travail et les initiatives des interprofessions en mettant l’accent sur la mise en place d’un linéaire « Languedoc-Roussillon » dans la grande distribution.

-         Améliorer le modèle économique de la filière en accompagnant les vignerons dans la construction de leurs dossiers FEADER, dans le recrutement pour le développement commercial et dans l’utilisation des stages d’étudiants en entreprise.

-         Communiquer sur le sujet « Vin et Santé » en constituant un fonds documentaire scientifique et en finançant une étude épidémiologique sur les bienfaits de la consommation modérée de vin.