Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/10/2009

Rencontre avec la Fédération Nouveau Centre des Pyrénées Orientales: Le Languedoc-Roussillon, tête de pont de l'Euro-méditerranée

416_@NOUVEAU256366.jpgCe soir, jeudi 29 octobre, j'étais à Perpignan, accompagné d'Hélène ALLIEZ-YANNICOPOULOS, Adjointe au Maire de Nîmes en charge du Développement Durable, et Secrétaire Nationale du Nouveau Centre en charge de l'écologie. Nous y avons rencontré les adhérents du Nouveau Centre des Pyrénées Orientales autour de leur président Michel CABOT, de leur déléguée départementale Annabelle BRUNET, et du Conseiller Régional sortant Pierre BECQUE, et en présence du Maire de St Cyprien, Thierry DEL POSO.

Nous avons eu l'occasion de leur présenter les grandes orientations du projet régional, puis débattu, plus particulièrement du développement des relations transfrontalières entre notre région et la Catalogne. Transports, formation professionnelle commune, sont autant de chantiers à ouvrir avec nos voisins de la Generalitat de Catalogne pour permettre à nos jeunes de bénéficier de l'attractivité économique de Barcelonne et Gérone.

Alors que l'exécutif actuel du Conseil Régional présente en grande pompe, son schéma régional d'aménagement durable du territoire, confirmant la volonté de développer la région en cercles concentriques autour de Montpellier, les P.O, se retrouvent en bout de courses, isolés, abandonnés à eux-mêmes. Malgré la combativité et la générosité des catalans, il importe que la collectivité régionale mettent en place une politique équilibrée qui nous permettra d'être un véritable partenaire, à part égale,  de celle de la Généralitat de Catalunya.

L'Euro-région, l'euro-méditerranée ont également été au coeur du débat de ce soir, d'une grande qualité. Un grand merci à tous pour votre accueil, pour vos contributions et votre soutien.

Vous trouverez ci-dessous la contribution écrite de la fédération sur la question de l'euro-méditerranée.

(Crédit Photo: L'indépendant - retrouvez l'article paru samedi matin sur www.lindependant.com)

 

LE LANGUEDOC-ROUSSILLON

TETE DE PONT DE L'EURO-MEDITERRANEE

 

 

 

 

La Région Languedoc-Roussillon, et au sein de celle-ci, en particulier le Département des Pyrénées Orientales, réunissent les conditions historiques et culturelles pour devenir l'une des têtes de pont de l'Euro-Méditerranée.

 

HISTORIQUES, car les échanges de population, de culture et les flux économiques avec les pays du Maghreb ont toujours existé depuis notre Région.

 

CULTURELS, car à la différence des catalans du Sud, de culture hispanisante, les populations des deux bords de la Méditerranée Occidentale, utilisent la langue française, et font référence à la culture française.

 

Cette dualité, liée à la présence d'une forte communauté française, issue de l'immigration, en particulier depuis les pays du Maghreb, doit nous permettre de jouer un rôle précurseur dans la politique Euro-Méditerranéenne.

 

La Région est l'échelon adapté car ses compétences (formation, transport, énergies nouvelles) correspondent aux secteurs ouverts à la coopération Euro-Méditerranéenne.

 

Il conviendra, dès lors, de lancer les axes de développement s'appuyant sur ce constat :

 

-          Formation professionnelle spécifique aux énergies nouvelles, incluant un volet linguistique lié aux langues du Maghreb ;

 

-          Développement des outils de transport et de traitement à terre en favorisant par une politique tarifaire et la mise en œuvre de techniques générant de faibles consommations, les relations Nord Sud ;

 

-          Accroissement des échanges culturels, universitaires, professionnels et sportifs intégrant, autant que faire se pourra, sur les groupes sociaux issus de l'immigration.

 

Dans cet objectif, la création d'une structure légère de coordination des politiques régionales euro-méditerranéennes, regroupant les Régions ou Provinces françaises, espagnoles, italiennes et des pays du Maghreb bordant la Méditerranée Occidentale pourait être rapidement mise en œuvre pour assurer la sélection et le suivi des projets.

 

De nombreuses initiatives ont déjà vu le jour, portées par les Universités, les organisations professionnelles, les associations…

 

Les acteurs ressentent cependant un défaut de schéma d'ensemble de cet axe essentiel de développement qui, en aidant à la croissance dans les pays du Sud du bassin méditerranéen, atténuera à moyen terme la pression migratoire dont le coût en moyens policiers, mais aussi en vicidences humaines, devient aujourd'hui dramatique.

 

28/10/2009

Engager le Languedoc-Roussillon dans l'avenir

Comptes-rendus des réunions "So Future" à Nîmes du jeudi 22 octobre sur l'Enseignement Supérieur et la Formation Professionnelle, et du mercredi 28 octobre sur l'économie. Merci à tous d'y avoir participé.

ENGAGER LE LANGUEDOC-ROUSSILLON DANS L’AVENIR :

 

Le Languedoc-Roussillon dispose de nombreux atouts que le solde migratoire vient illustrer. Chaque année, ce sont des milliers de nouveaux arrivants qu’il faut accueillir, loger, nourrir, éduquer. Il fait bon vivre dans notre région, nous le savons tous. Un atout, certes, mais aussi un défi pour nos collectivités locales.

 

Cependant, malgré ce dynamisme démographique, la région reste dans les dernières places du classement national pour son revenu disponible par habitant, ainsi que pour son état de santé social.

 

Nos secteurs d’excellence, l’agriculture et le tourisme connaissent des difficultés majeures. Les secteurs porteurs d’emploi, comme les services à la personne et le BTP, peinent à trouver main d’œuvre.

 

Il nous faut donc aujourd’hui, faire évoluer la formation professionnelle de notre région, développer de nouveaux secteurs d’activité pour permettre à nos jeunes diplômés de trouver les emplois qu’ils sont aujourd’hui si nombreux à devoir chercher à Paris, Lyon, Marseille ou Barcelone.

ENSEIGNER LES METIERS DE DEMAIN :

 

Le Nouveau Centre Languedoc-Roussillon propose de développer les licences professionnelles qui offrent de meilleurs débouchés aux étudiants.

 

Nous proposons également, la création d’une « Maison des DU » qui coordonnerait l’offre en Diplômes Universitaires au niveau régional et permettrait une spécialisation adaptée aux réalités de notre économie. La région peut faire baisser le « Ticket d’entrée » des facs à ces formations en les finançant.

 

Dans la même logique, le développement des « VAE » (Validation des acquis par l’expérience ) permettrait à la population active du Languedoc-Roussillon de suivre l’évolution du marché du travail, tout en lui assurant une promotion stimulante et des plans de carrière adaptés.

 

Enfin, la formation professionnelle de notre région doit s’orienter sur les éco-métiers qui permettront à nos logements d’être mieux préparés à l’augmentation inéluctable du prix de l’énergie.

 

FAIRE EMERGER UNE ECONOMIE DE LA CROISSANCE DURABLE :

 

La Région, en charge du développement économique, doit apporter aux entreprises, une lisibilité de son engagement dans l’avenir, et faciliter l’accueil des entrepreneurs sur notre territoire.

 

Pour cela, le Nouveau Centre Languedoc-Roussillon propose la création d’un « pass-entrepreneur » incluant une gestion plus simple des demandes d’aide régionale. Aujourd’hui, au regard du temps consacré au montage des dossiers et du montant des subventions, beaucoup d’entrepreneurs peuvent penser, qu’il s’agit là « d’une des activités les moins rentables » de leur société.

 

Nous proposons également la création « d’Eco-Parcs » créant des synergies d’entreprises pour le développement d’une « économie circulaire ».  Créer des synergies autour de nos PME en leur proposant les nécessaires structures à leur épanouissement (réseaux, transports multimodaux, etc…) comme cela se fait (trop peu ou de manière incohérente) aujourd’hui, en y ajoutant la complémentarité des entreprises entre elles. Par exemple, on pourrait créer en Lozère un éco-parc de la filière bois associant, exploitation du bois, fabrication des matériaux d’éco-construction, et papeterie de recyclage, de façon à ce que, de l’utilisation initiale, au recyclage, la ressource soit exploitée de manière durable de la façon la plus économe pour elle.

 

Il s’agit là d’un moyen efficace pour développer nos atouts économiques. Certains secteurs doivent par ailleurs faire l’objet d’un volontarisme régional exemplaire.

 

Le secteur du bâtiment, moteur de l’industrie régionale, doit faire l’objet d’une attention soutenue. Nous devons développer notre production de « matériau » locale, et former nos artisans, leur donner accès à une main d’œuvre qualifiée, pour qu’ils puissent répondre au moindre coût aux exigences actuelles et futures de l’isolation thermique. Un diagnostic, basé sur une thermographie aérienne, doit être réalisé à l’échelle régionale, pour déterminer les priorités de rénovation des bâtiments publics, et favoriser le renouvellement urbain des quartiers les plus « énergivores ».

 

Avec le meilleur taux d’ensoleillement de France, le Languedoc-Roussillon devrait être en pointe dans le développement de l’énergie solaire. Nous devons profiter du plan solaire méditerranéen pour mettre en place une filière de production électrique qui, demain, devra constituer une part importante de notre bouquet énergétique. Cette filière impliquera non seulement, la production d’électricité, mais également, celle des panneaux solaires, ainsi que leur recyclage. Nous croyons en particulier au développement du solaire thermique, dont la production électrique peut-être mieux répartie dans le temps.

 

La production électrique sera également un complément intéressant pour nos agriculteurs confrontés aujourd’hui à de graves difficultés financières. Il faut leur permettre de généraliser plus rapidement l’équipement photovoltaïque de leur bâtiment en préservant leurs terres d’excellence.

Une terre qu’il nous appartient de valoriser, tout en diversifiant les cultures. Développer les filières courtes de distribution permettra aux languedociens de se nourrir en toute sécurité alimentaire, et permettra également aux agriculteurs d’augmenter leurs revenus. Le développement de cette filière implique la création de structure de formation spécifique que la Région pourra créer.

De la même façon,  l’agro-tourisme, et l’œno-tourisme en particulier sont appelés à prendre une place dans la diversification des activités de certains agriculteurs. La région doit mettre en place les conditions de ce développement.

 

Cela participera de l’évolution naturelle de notre économie touristique en Languedoc-Roussillon. Aujourd’hui tournée quasi exclusivement sur le littoral, notre économie touristique doit se développer vers nos piémonts, riches d’un patrimoine naturel exceptionnel. Cela implique une nouvelle politique de transports et de communication à l’adresse de nos visiteurs, et permettra un développement plus harmonieux de nos territoires.

 

24/10/2009

Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent le plus haut...

photo Manifestation Anem'Oc à Carcassonne.jpg

... ainsi parlait Frédéric MISTRAL, illustrant l'importance qu'une région doit attacher à ses racines pour savoir qui elle est, d'où elle vient, et où elle va. En nos terres languedociennes, provençales, camarguaises, catalanes, roussillonnaises, cela est d'autant plus vrai, que c'est toute l'identité et l'esprit de notre région qui est insufflé par les valeurs et les traditions de nos territoires.

Terre de résistance, terre de révolte, notre région ne saurait accepter une culture jacobine centralisatrice telle que la conçoive parfois nos édiles parisiens. Les élus centristes empreints d'un humanisme et d'une foi inébranlable en la capacité des hommes à s'administrer eux-mêmes ont toujours porté le message fort de la décentralisation. Ils ont également défendu ardemment, le principe de la reconnaissance des langues régionales comme patrimoine de la République et son inscription dans l'article 75-1 de la Constitution.

Au quotidien, dans les collectivités locales, ils n'ont de cesse de défendre la liberté de l'enseignement bilingue, notamment au sein des Calandretas; mais également toutes nos traditions qui font vivre notre identité et permettent à ceux qui, nombreux, arrivent en Languedoc-Roussillon en provenance d'autres régions, et trouvent ainsi un terrain favorable d'intégration.

Nos cultures régionales ne doivent donc pas être traitées par le mépris, mais au contraire, par un respect et un volontarisme fort quant à sa pratique.

C'est pourquoi, avec de nombreux élus du Nouveau Centre, comme Jean-Marc AMBROSINO, Délégué Départemental de l'Aude et Premier Adjoint de Port-la-Nouvelle, ou encore Annabelle BRUNET, Vice-Présidente de l'agglomération de Perpignan et déléguée départementale des Pyrénées Orientales, je tenais à être présent samedi 24 octobre pour manifester notre soutien aux langues régionales à Carcassonne.