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28/10/2009

Engager le Languedoc-Roussillon dans l'avenir

Comptes-rendus des réunions "So Future" à Nîmes du jeudi 22 octobre sur l'Enseignement Supérieur et la Formation Professionnelle, et du mercredi 28 octobre sur l'économie. Merci à tous d'y avoir participé.

ENGAGER LE LANGUEDOC-ROUSSILLON DANS L’AVENIR :

 

Le Languedoc-Roussillon dispose de nombreux atouts que le solde migratoire vient illustrer. Chaque année, ce sont des milliers de nouveaux arrivants qu’il faut accueillir, loger, nourrir, éduquer. Il fait bon vivre dans notre région, nous le savons tous. Un atout, certes, mais aussi un défi pour nos collectivités locales.

 

Cependant, malgré ce dynamisme démographique, la région reste dans les dernières places du classement national pour son revenu disponible par habitant, ainsi que pour son état de santé social.

 

Nos secteurs d’excellence, l’agriculture et le tourisme connaissent des difficultés majeures. Les secteurs porteurs d’emploi, comme les services à la personne et le BTP, peinent à trouver main d’œuvre.

 

Il nous faut donc aujourd’hui, faire évoluer la formation professionnelle de notre région, développer de nouveaux secteurs d’activité pour permettre à nos jeunes diplômés de trouver les emplois qu’ils sont aujourd’hui si nombreux à devoir chercher à Paris, Lyon, Marseille ou Barcelone.

ENSEIGNER LES METIERS DE DEMAIN :

 

Le Nouveau Centre Languedoc-Roussillon propose de développer les licences professionnelles qui offrent de meilleurs débouchés aux étudiants.

 

Nous proposons également, la création d’une « Maison des DU » qui coordonnerait l’offre en Diplômes Universitaires au niveau régional et permettrait une spécialisation adaptée aux réalités de notre économie. La région peut faire baisser le « Ticket d’entrée » des facs à ces formations en les finançant.

 

Dans la même logique, le développement des « VAE » (Validation des acquis par l’expérience ) permettrait à la population active du Languedoc-Roussillon de suivre l’évolution du marché du travail, tout en lui assurant une promotion stimulante et des plans de carrière adaptés.

 

Enfin, la formation professionnelle de notre région doit s’orienter sur les éco-métiers qui permettront à nos logements d’être mieux préparés à l’augmentation inéluctable du prix de l’énergie.

 

FAIRE EMERGER UNE ECONOMIE DE LA CROISSANCE DURABLE :

 

La Région, en charge du développement économique, doit apporter aux entreprises, une lisibilité de son engagement dans l’avenir, et faciliter l’accueil des entrepreneurs sur notre territoire.

 

Pour cela, le Nouveau Centre Languedoc-Roussillon propose la création d’un « pass-entrepreneur » incluant une gestion plus simple des demandes d’aide régionale. Aujourd’hui, au regard du temps consacré au montage des dossiers et du montant des subventions, beaucoup d’entrepreneurs peuvent penser, qu’il s’agit là « d’une des activités les moins rentables » de leur société.

 

Nous proposons également la création « d’Eco-Parcs » créant des synergies d’entreprises pour le développement d’une « économie circulaire ».  Créer des synergies autour de nos PME en leur proposant les nécessaires structures à leur épanouissement (réseaux, transports multimodaux, etc…) comme cela se fait (trop peu ou de manière incohérente) aujourd’hui, en y ajoutant la complémentarité des entreprises entre elles. Par exemple, on pourrait créer en Lozère un éco-parc de la filière bois associant, exploitation du bois, fabrication des matériaux d’éco-construction, et papeterie de recyclage, de façon à ce que, de l’utilisation initiale, au recyclage, la ressource soit exploitée de manière durable de la façon la plus économe pour elle.

 

Il s’agit là d’un moyen efficace pour développer nos atouts économiques. Certains secteurs doivent par ailleurs faire l’objet d’un volontarisme régional exemplaire.

 

Le secteur du bâtiment, moteur de l’industrie régionale, doit faire l’objet d’une attention soutenue. Nous devons développer notre production de « matériau » locale, et former nos artisans, leur donner accès à une main d’œuvre qualifiée, pour qu’ils puissent répondre au moindre coût aux exigences actuelles et futures de l’isolation thermique. Un diagnostic, basé sur une thermographie aérienne, doit être réalisé à l’échelle régionale, pour déterminer les priorités de rénovation des bâtiments publics, et favoriser le renouvellement urbain des quartiers les plus « énergivores ».

 

Avec le meilleur taux d’ensoleillement de France, le Languedoc-Roussillon devrait être en pointe dans le développement de l’énergie solaire. Nous devons profiter du plan solaire méditerranéen pour mettre en place une filière de production électrique qui, demain, devra constituer une part importante de notre bouquet énergétique. Cette filière impliquera non seulement, la production d’électricité, mais également, celle des panneaux solaires, ainsi que leur recyclage. Nous croyons en particulier au développement du solaire thermique, dont la production électrique peut-être mieux répartie dans le temps.

 

La production électrique sera également un complément intéressant pour nos agriculteurs confrontés aujourd’hui à de graves difficultés financières. Il faut leur permettre de généraliser plus rapidement l’équipement photovoltaïque de leur bâtiment en préservant leurs terres d’excellence.

Une terre qu’il nous appartient de valoriser, tout en diversifiant les cultures. Développer les filières courtes de distribution permettra aux languedociens de se nourrir en toute sécurité alimentaire, et permettra également aux agriculteurs d’augmenter leurs revenus. Le développement de cette filière implique la création de structure de formation spécifique que la Région pourra créer.

De la même façon,  l’agro-tourisme, et l’œno-tourisme en particulier sont appelés à prendre une place dans la diversification des activités de certains agriculteurs. La région doit mettre en place les conditions de ce développement.

 

Cela participera de l’évolution naturelle de notre économie touristique en Languedoc-Roussillon. Aujourd’hui tournée quasi exclusivement sur le littoral, notre économie touristique doit se développer vers nos piémonts, riches d’un patrimoine naturel exceptionnel. Cela implique une nouvelle politique de transports et de communication à l’adresse de nos visiteurs, et permettra un développement plus harmonieux de nos territoires.

 

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